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CAF et la FIFA vivement critiquées : Constant Omari dénonce une « démission » face aux difficultés des équipes africaines au Mondial 2026

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L'ancien président de la FECOFA, Constant OMARI SELEMANI lors d'une assemblée générale ordinaire de la CAF [photo d'illustration]
L'ancien président de la FECOFA, Constant OMARI SELEMANI lors d'une assemblée générale ordinaire de la CAF [photo d'illustration]

Par Don Benjamin Makolo

L’ancien président de la FECOFA et ancien membre du comité exécutif de la CAF, Constant Omari, a dénoncé ce qu’il considère comme un abandon des sélections africaines lors de la Coupe du monde de la FIFA 2026

Très ému, il a regretté l’absence de soutien de la Confédération africaine de football (CAF) et de la FIFA face aux difficultés rencontrées par les délégations africaines, notamment pour les visas et le déplacement des supporters. 

« J’ai des larmes aux yeux », a-t-il déclaré. Selon lui, « la Confédération africaine devait être à la pointe de ce combat auprès de la FIFA pour que les délégations africaines obtiennent gain de cause ». Il déplore que « le constat est que la CAF est absente ».

Pour illustrer ses propos, il a évoqué la présence du président de la CAF aux côtés de Gianni Infantino lors d’une autre rencontre, au moment où la RDC affrontait l’Ouzbékistan. « Si, à la tête de la Confédération, on démissionne, c’est-à-dire qu’on ne sent pas le soutien », a-t-il lancé.

Constant Omari a rappelé son passage à la CAF sous Ahmad. À cette époque, affirme-t-il, chaque sélection africaine qualifiée pour la Coupe du monde avait bénéficié d’un appui financier de 500 000 dollars accordé par la CAF, malgré des ressources limitées.

L’ancien patron de la FECOFA a aussi mis en cause les pays organisateurs. Il rappelle que l’attribution d’une Coupe du monde est encadrée par un cahier des charges strict de la FIFA, notamment sur les visas et l’accueil des délégations. 

En comparaison, il a cité la Coupe du monde 2022 : « La FIFA avait imposé le respect du contrat d’organisation lorsque le Qatar avait tenté de revenir sur la vente d’alcool dans les stades. Cette fois-ci, la FIFA a démissionné complètement », a-t-il accusé.

S’appuyant sur son expérience lors du Mondial 2018 en Russie, où il siégeait dans un comité de la FIFA, il assure que les visas avaient été obtenus sans difficulté. 

Il a exprimé sa solidarité avec le Sénégal, dont les supporters et la délégation ont rencontré des obstacles, tout en estimant que ce cas n’est pas isolé. Selon lui, près des trois quarts des sélections africaines auraient subi les mêmes difficultés, ce qui réduit leurs chances sportives en les privant d’un soutien populaire dans les stades.

« Les supporters font partie de l’équipe, ils sont le douzième homme », a insisté Constant Omari. Il estime que les restrictions ayant touché les supporters africains traduisent une forme de discrimination. Pour lui, cette situation dépasse le cadre du football et relève d’un problème géopolitique mondial à résoudre.

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Vendredi 3 juillet 2026 - 16:16