Par Prosper Buhuru
Le groupement de Binza, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, vit une nouvelle tragédie. En l’espace de dix jours, entre le 30 juillet et le 8 août 2025, les affrontements opposant le M23-AFC aux éléments Wazalendo ont laissé derrière eux un lourd bilan provisoire d’au moins quarante et une victimes civiles.
Dans plusieurs localités, les habitants sont encore sous le choc. Les familles endeuillées peinent à retrouver leurs proches, certains étant toujours portés disparus. "On nous interdit d’accéder aux champs, sous prétexte de collaborer avec les FDLR", confie un riverain, impuissant face à l’angoisse grandissante.
Les restrictions de mouvement aggravent la crise alimentaire et accentuent le sentiment d’insécurité dans la région.
Les violences qui secouent Binza s’inscrivent dans un climat de tensions persistantes, marqué par des cycles d’attaques et de représailles. Les organisations humanitaires redoutent une aggravation de la situation si l’accès aux zones affectées demeure limité, tandis que les communautés locales réclament, elles, le retour urgent de la paix et de la sécurité.