Recrudescence de l'insécurité à Butembo : la société civile de Mususa demande un contrôle strict des armes

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[ Photo d'illustration]
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Par Denise Kyalwahi

La Société civile Forces Vives, noyau de la commune Mususa à Butembo (Nord-Kivu), tire la sonnette d’alarme face à la montée inquiétante de la criminalité dans la ville. Son président, Maître Moïse Ndekeyonge, dénonce la multiplication d’incursions nocturnes d’hommes armés non identifiés et de meurtres qui sèment la terreur au sein de la population.

Une femme assassinée à Vighole

Dans la nuit du 1ᵉʳ au 2 novembre 2025, une femme identifiée sous le nom de Kavira Muyisa Clarisse, mère de cinq enfants, a été poignardée au cou par des inconnus dans le quartier Vighole, cellule Kavalya.

Transportée d’urgence à l’hôpital, la victime a succombé à ses blessures avant d’y arriver.

« Nous demandons au conseil de sécurité de la commune et de la ville d’ouvrir des enquêtes sérieuses pour identifier et traduire ces assassins en justice », plaide Maître Ndekeyonge.

Des armes en circulation et une sécurité fragilisée

Ce meurtre survient dans un climat déjà tendu, marqué par la circulation incontrôlée d’armes et la présence d’individus armés circulant tantôt en tenue civile, tantôt en uniforme militaire.

Des vols de motos, braquages nocturnes et tracasseries sont régulièrement signalés dans plusieurs quartiers de la commune.

« Nous demandons aux FARDC de contrôler rigoureusement leurs effectifs, surtout pendant les patrouilles nocturnes, et aux responsables Wazalendo de faire de même dans leurs zones. Il faut identifier et neutraliser ces porteurs d’armes non reconnus », recommande la société civile.

 

Appel à la vigilance et au respect de la loi

Face à cette insécurité grandissante, la société civile de Mususa appelle la population à plus de vigilance et à coopérer avec les services compétents, tout en rejetant toute forme de justice populaire.

 « Que la population reste en alerte maximale et dénonce toute personne suspecte auprès des autorités habilitées », insiste Maître Ndekeyonge.

Enfin, la société civile invite le gouvernement local et provincial à restaurer l’autorité de l’État et à assurer la protection effective des civils.

Mercredi 5 novembre 2025 - 05:09