Par Patrick Kitoko
Un rapport récent de l'ONU met en lumière une aggravation de la situation sécuritaire et humanitaire dans l'est de la RDC. Le recrutement forcé par l'Alliance Fleuve Congo-Mouvement du 23 mars s'est intensifié dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Des hommes et des garçons mineurs sont enrôlés de force, souvent sous couvert de contrôles d'identité ou de sécurité. Des campagnes publiques de conscription sont menées dans les localités occupées, accentuant la pression sur les populations civiles.
Le rapport s'appuie sur des témoignages, photos et vidéos authentifiées, confirmant ces pratiques. Les recrues sont soumises à un entraînement militaire accéléré, en violation du droit international humanitaire.
L'ONU accuse également les autorités congolaises de collaborer avec les FDLR, un groupe armé impliqué dans l'instabilité régionale et accusé de violations des droits humains. L'ONU appelle à la fin immédiate du recrutement forcé et à des enquêtes indépendantes.