Par Gratis Makabi
Le Collectif des parents d’élèves du Lycée Dr Shaumba a saisi la ministre de l'Éducation nationale, Raïssa Malu, pour dénoncer avec la plus grande fermeté la gestion opaque, arbitraire et irrespectueuse du Préfet et de la Direction de cet établissement.
Dans une lettre adressée à la ministre Malu, les parents ont exprimé leur mécontentement concernant l'année scolaire précédente, où le minerval était fixé à 300 dollars américains, avec un ajout tardif de 30 USD en fin d’année. Bien que cette augmentation ait été contestable, elle avait été tolérée dans un esprit de responsabilité et de collaboration.
En revanche, pour l’année scolaire 2025–2026, les parents ont été désagréablement surpris d'apprendre en décembre dernier qu'une augmentation "brutale" et "abusive" portait le minerval à 500 USD, soit une hausse de 170 USD (51,52 %).
"Plus grave encore, cette décision n’a fait l’objet d’aucun communiqué officiel écrit, aucune réunion avec les parents n’a été organisée, et l’information a été volontairement transmise de bouche à oreille par l’intermédiaire des élèves, dans une tentative manifeste d’échapper à toute traçabilité et à toute contestation légitime. Nous dénonçons avec force cette méthode illégale, méprisante et contraire aux principes élémentaires de bonne gouvernance scolaire. Cette augmentation est totalement injustifiée, d’autant plus que le Lycée Dr Shaumba est une école subventionnée, bénéficiant de l’appui financier de l’État congolais pour assurer son fonctionnement et alléger la charge des parents", ont-ils déclaré.
Ils s'interrogent légitimement sur la base légale de cette augmentation, sur l’usage réel des fonds déjà perçus, ainsi que sur le respect des textes réglementaires encadrant les écoles subventionnées.
Face à cette situation, ils sollicitent l'intervention urgente de la ministre afin que toute la lumière soit faite, que les responsabilités soient établies et que les parents ainsi que les élèves soient protégés contre ces pratiques abusives.
Pour rappel, dans une circulaire adressée aux gouverneurs des provinces, le professeur Tony Mwaba, alors ministre de l’Éducation primaire, secondaire et technique, avait rappelé la nécessité de prendre un arrêté fixant les frais scolaires pour l’année lors de la rentrée 2023-2024.
Dans un arrêté pris en conformité avec cette circulaire, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, avait fixé à un montant en Franc congolais (CDF) équivalent à 150 USD (dollars américains) les frais scolaires pour les cycles de maternelle et secondaire public.