Par Patrick Kitoko
Les FARDC -Forces Armées de la République Démocratique du Congo- ont annoncé, dans un communiqué rendu public, que leurs positions ont été attaquées dans l’Est du pays par l’armée rwandaise et ses « supplétifs » de l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars (AFC/M23).
Selon l’armée congolaise, ces attaques ont visé plusieurs positions stratégiques situées dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, deux régions régulièrement en proie à l’instabilité sécuritaire. Les FARDC estiment que ces offensives constituent une violation du cessez-le-feu récemment suggéré par João Lourenço, président de la Angola, dans le cadre des efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions dans la région des Grands Lacs.
Dans leur communiqué, les autorités militaires congolaises affirment informer à la fois la communauté nationale et internationale de cette situation, qu’elles qualifient de nouvelle escalade. Elles dénoncent une remise en cause des initiatives régionales destinées à favoriser un climat de désescalade et de dialogue.
Ces attaques interviennent alors que plusieurs tentatives de médiation ont été entreprises ces derniers mois pour restaurer la stabilité dans l’est de la République Démocratique du Congo. La proposition de cessez-le-feu formulée par le président angolais s’inscrivait dans cette dynamique, avec pour objectif de réduire les affrontements et d’ouvrir la voie à des discussions politiques.
La situation sur le terrain demeure tendue, tandis que les populations civiles des zones concernées continuent de subir les conséquences des violences armées.