Par la Rédaction
Les opérations militaires conduites en province de l'Ituri ont permis la récupération d’un important arsenal et l’arrestation de plusieurs combattants armés. D’après des sources sécuritaires, plus de 500 armes de différents calibres ainsi qu’une quantité considérable de munitions ont été saisies au cours d’offensives ciblées contre la Convention pour la Révolution Populaire (CRP), un mouvement armé dirigé par Thomas Lubanga.
Le porte-parole des opérations fait état de 49 miliciens capturés durant ces interventions. Par ailleurs, 100 autres combattants se seraient rendus volontairement aux forces régulières. Selon les autorités, ces redditions seraient consécutives à la pression militaire exercée sur le terrain, mais aussi aux appels à la démobilisation lancés par les responsables provinciaux.
Les personnes interpellées sont actuellement soumises à un processus d’identification et devraient répondre de leurs actes devant la justice, conformément aux lois en vigueur en République démocratique du Congo.
L’état-major affirme également que la CRP agirait de concert avec le Mouvement du 23 mars (M23) et des éléments des Forces démocratiques alliées/MTM. Ces alliances auraient contribué à renforcer la capacité d’action des groupes armés dans certaines zones rurales de l’Ituri, notamment par des attaques visant des positions militaires et des actes d’intimidation dirigés contre les populations civiles.
Sur le plan opérationnel, les responsables militaires évoquent des progrès significatifs dans la reconquête de plusieurs localités stratégiques. Des patrouilles mixtes et des opérations de ratissage ont été menées afin de sécuriser des axes routiers considérés comme essentiels pour la circulation des personnes et l’acheminement des biens. Ces actions auraient permis de rétablir le contrôle sur certains corridors, facilitant ainsi la mobilité des civils et l’approvisionnement des centres urbains concernés.
Toutefois, malgré ces avancées, l’armée reconnaît que la situation demeure précaire dans plusieurs territoires où subsistent des groupes armés actifs. Les autorités militaires appellent les combattants encore engagés dans les rangs des mouvements armés à déposer les armes et à intégrer les programmes de désarmement, démobilisation et réinsertion.
De leur côté, les autorités provinciales estiment que le retour durable à la stabilité en Ituri dépend de la fin des violences et du rétablissement effectif de l’autorité de l’État.
Ce nouveau bilan illustre une intensification des opérations sécuritaires dans l’est du pays. Les forces régulières poursuivent leurs efforts pour contenir l’expansion des groupes armés et restaurer un climat de sécurité dans des zones marquées par des années de conflit.