Réouverture de la frontière RDC-Burundi : la société civile du Sud-Kivu exige des garanties sécuritaires et sociales pour le retour des réfugiés

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Frontière de Kavimvira entre la RDC et le Burundi [photo d’illustration]
Frontière de Kavimvira entre la RDC et le Burundi [photo d’illustration]

Par la Rédaction 

À Uvira, des voix s’élèvent pour appeler à un encadrement strict du processus de retour des populations qui avaient fui vers le Burundi, estimant que le simple rétablissement du passage frontalier ne suffit pas à garantir une réinstallation durable.

Après près de deux mois de fermeture, le poste frontalier entre Uvira et Gatumba est redevenu opérationnel, le lundi 23 février 2026. Cette reprise des activités a permis les premiers mouvements de retour des habitants qui s’étaient réfugiés à Bujumbura.

Selon la société civile du Sud-Kivu, plusieurs personnes ont déjà traversé la frontière dans la matinée. Ces retours concernent des habitants ayant quitté Uvira lors de l’occupation de la ville par les rebelles du M23-AFC.

Adrien Zawadi, acteur de la société civile, a exprimé un soulagement face à ces premiers passages, tout en soulignant que la situation exige prudence et accompagnement. Pour lui, le retour des déplacés doit impérativement s’accompagner de garanties sécuritaires solides, d’autant plus que certains proviennent encore de zones précédemment touchées par l’activisme rebelle.

Au-delà de la sécurité, la question de la réintégration sociale demeure centrale. La majorité des retournés sont des agriculteurs et des éleveurs ayant perdu leurs moyens de subsistance. La société civile plaide ainsi pour un appui minimal afin de leur permettre de relancer leurs activités économiques.

L’éducation figure également parmi les préoccupations majeures. Les enfants ayant fui doivent pouvoir reprendre le chemin de l’école sans délai, afin d’éviter une rupture prolongée de leur parcours scolaire.

Il convient de rappeler que la fermeture de la frontière avait été décidée le 10 décembre 2025 par les autorités burundaises, après la prise de contrôle d’Uvira par le M23-AFC, avant leur retrait sous pression diplomatique internationale. La réouverture actuelle ouvre la voie au retour progressif des populations, mais la société civile insiste sur la nécessité d’un accompagnement sécuritaire et social pour éviter une nouvelle crise.

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Mardi 24 février 2026 - 15:41