Ituri : plus de 10.000 réfugiés sud-soudanais enregistrés à Aru !

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Les réfugiés sud-soudanais en ituri [photo d'illustration]
Les réfugiés sud-soudanais en ituri [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

La situation des réfugiés sud-soudanais dans le territoire d’Aru, en province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, demeure préoccupante au regard de l’ampleur des besoins humanitaires. Selon les données communiquées par la Commission nationale pour les réfugiés (CNR), un total de 10.345 personnes, réparties en 2.697 ménages, ont été enregistrées dans les sites de Biringi et d’Adumi.

Dans le détail, le site de Biringi accueille à lui seul 1.317 ménages, soit 6.650 personnes. De son côté, le site d’Adumi héberge 1.380 ménages pour une population estimée à 3.695 personnes. Ces chiffres ont été rendus publics par Ignace Pauni, coordonnateur provincial des activités liées aux personnes déplacées internes au sein de la CNR/Ituri, basé à Bunia.

Au-delà de ces statistiques, les autorités attirent l’attention sur la dégradation des conditions de vie, particulièrement à Biringi. Le responsable évoque une situation « un peu préoccupante », mettant en évidence un déséquilibre marqué entre des besoins croissants et des ressources limitées pour y faire face.

La présence de ces réfugiés dans la zone ne date pas d’hier. Une partie importante d’entre eux est installée à Biringi depuis 2016. À cela s’ajoutent de nouveaux arrivants enregistrés récemment à la frontière avec le Soudan du Sud, accentuant la pression sur les infrastructures d’accueil existantes.

Par ailleurs, d’autres demandeurs d’asile ont déjà été identifiés dans la région, ce qui témoigne d’une dynamique migratoire toujours active. Cette évolution a conduit à la mise en place d’un nouveau site dans le territoire d’Aru, afin de tenter de répondre à l’afflux continu de populations en quête de protection.

Sur le plan humanitaire, les besoins en assistance restent particulièrement élevés dans les deux sites. Les réfugiés font face à des difficultés persistantes en matière d’approvisionnement en vivres et en biens de première nécessité, une situation qui met en évidence les défis auxquels sont confrontés les acteurs en charge de leur prise en charge.

En ce qui concerne l’accès aux soins de santé, seule la population du site de Biringi bénéficie d’une prise en charge médicale, grâce à un centre de santé mis en place par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Une disparité qui souligne5 davantage les insuffisances dans la couverture des besoins essentiels des réfugiés installés dans cette partie de l’Ituri.

Samedi 21 mars 2026 - 14:05