Breaking News

Cadastre minier : derrière les attaques contre l’acquisition du nouvel immeuble, le réseau de Jean Félix Mupande pointé du doigt (Tribune de Ben AKILI)

Catégorie
Image
Le nouveau bâtiment de Cadastre minier sur le boulevard du 30 juin
Le nouveau bâtiment de Cadastre minier sur le boulevard du 30 juin

Tribune de Ben Akili 

Depuis quelques jours, une violente campagne de désinformation secoue les réseaux sociaux autour du Cadastre Minier (CAMI). Entre accusations sans preuves, chiffres gonflés et manipulations médiatiques, certains réseaux tentent visiblement de fragiliser la nouvelle dynamique engagée au sein de cette institution stratégique du secteur minier congolais.

Mais derrière le vacarme numérique entretenu par des relais proches de milieux hostiles à la République, les faits racontent une toute autre histoire.

L’acquisition de l’immeuble : une opération validée par toutes les institutions compétentes

À l’origine, la direction générale du Cadastre Minier faisait face à un problème majeur, celui lié à l’absence d’un siège moderne capable de répondre aux exigences d’une institution appelée à gérer la cartographie minière d’un pays-continent comme la RDC.

Selon plusieurs sources proches du dossier, l’équipe dirigeante avait initialement identifié un immeuble dont le loyer mensuel atteignait près de 500.000 dollars américains, un montant jugé excessif et économiquement non viable sur le long terme.

C’est dans cette logique qu’est née l’option stratégique d’acquérir un bâtiment propre à l’institution. Le choix s’est porté sur l’immeuble abritant autrefois Sabena et Brussels Airlines. Après négociations, le prix d’achat a été fixé à 7.680.000 dollars américains, loin des 12 millions initialement évoqués.

Contrairement aux rumeurs distillées sur les réseaux sociaux, cette acquisition n’a jamais été une opération clandestine. Le dossier a suivi tout le circuit légal requis c'est-à-dire, autorisation du ministère des Mines alors dirigé à l'époque par Antoinette NSamba Kalambayi, validation des services compétents, implication de l’Inspection Générale des Finances ainsi que de la Présidence de la République.

Le Directeur général du CAMI Mr Mabolia s’était même rendu en Belgique pour finaliser les démarches, l’immeuble étant géré par l’État belge. 

Les fonds ont été versés dans le compte d’un notaire belge, avant la remise officielle des documents de propriété au CAMI. Mieux encore, le Chef de l’État avait salué cette acquisition, considérée comme un pas important vers la modernisation de cette institution-clé du secteur extractif congolais.

Les “40 millions USD” : une intox montée pour salir l’institution

Très tôt après l’acquisition, des accusations fantaisistes ont commencé à circuler, évoquant un prétendu détournement de “40 millions de dollars” et l’existence de supposés commissionnaires. Des allégations qui ne reposent sur aucun document officiel. Aucune preuve n’a jusqu’ici démontré l’existence d’intermédiaires rémunérés par le CAMI dans cette opération.

Pour plusieurs observateurs, cette campagne médiatique s’apparente davantage à une opération de sabotage visant à discréditer une équipe dirigeante engagée dans une réforme profonde du secteur.

Réhabilitation de l’immeuble : un chantier légalement attribué

Après l’acquisition du bâtiment, le CAMI a lancé les travaux de réhabilitation de cet immeuble de sept étages comprenant 22 appartements. Le marché a été attribué à la société *ETRAP CP International SARL* pour un montant de 2.494.697,94 dollars américains. Ce contrat a été validé par l’Autorité de Régulation des Marchés Publics, conformément aux procédures en vigueur. 

Même si certains experts estimaient ce montant insuffisant pour une réhabilitation complète d’un tel édifice, le Conseil d’administration avait privilégié une approche progressive afin de lancer rapidement les travaux avant d’éventuels ajustements.

Aujourd’hui, l’évolution du chantier est visible et les travaux réalisés ont été appréciés par Louis Watum Kabamba, l’actuel ministre des Mines, lors de ses visites.

La véritable bataille : le contrôle du système stratégique LAND FOLIO

Derrière les attaques médiatiques, plusieurs sources évoquent une lutte beaucoup plus profonde, celle autour du système LAND FOLIO, plateforme stratégique contenant l’ensemble des données de la cartographie minière congolaise.

Selon des informations internes, la nouvelle direction conduite par le Directeur général Mabolia a procédé à des réaménagements administratifs après avoir découvert l’existence de réseaux restés fidèles à l’ancien Directeur général Jean Félix Mupande. Ce dernier, aujourd’hui cité comme expert minier proche de l’AFC/M23 selon plusieurs sources internes, aurait conservé des relais au sein du CAMI afin d’accéder aux données sensibles du système minier congolais.

La nouvelle direction a alors décidé de verrouiller les accès stratégiques afin de sécuriser les données minières nationales. Une décision qui a déclenché une véritable guerre informationnelle sur les réseaux sociaux.

Une nouvelle vision qui transforme le CAMI

Depuis l’arrivée de la nouvelle équipe dirigeante en octobre 2023, plusieurs changements majeurs sont observés au sein du CAMI. L’institution affiche désormais une ambition claire, faire du Cadastre minier une vitrine moderne, crédible et performante face aux investisseurs internationaux.

Outre l’acquisition du nouveau siège à Kinshasa, plusieurs infrastructures sont actuellement en construction à Kalemie, Kolwezi, Kindu, Isiro, Tshikapa et dans d’autres villes stratégiques du pays. À cela s’ajoute l’amélioration des conditions sociales des agents, longtemps abandonnés à eux-mêmes selon plusieurs témoignages internes.

De nombreux employés saluent aujourd’hui une gestion qui redonne de la dignité au personnel et repositionne progressivement le CAMI parmi les institutions techniques les plus structurées du pays.

18 ans de gestion sous Mupande : un lourd passif qui interroge

La nouvelle direction n’hésite plus à comparer son bilan avec celui de l’ancienne administration dirigée pendant 18 ans par Jean Félix Mupande, entre 2005 et 2023.

Plusieurs observateurs s’interrogent : comment une institution disposant d’importantes ressources financières a-t-elle pu rester aussi longtemps sans véritable politique d’infrastructures ni amélioration notable des conditions des agents ?

Aujourd’hui, les défenseurs de la réforme estiment que les attaques contre le CAMI cachent mal les résistances d’anciens réseaux qui refusent de perdre leur influence sur un secteur stratégique pour l’économie congolaise.

Le CAMI face aux ennemis de la réforme

Dans un contexte où la RDC cherche à renforcer la transparence et la gouvernance de son secteur minier, le CAMI apparaît désormais comme un champ de bataille entre l’ancienne culture de prédation et une nouvelle vision axée sur la modernisation, la souveraineté numérique et la crédibilité institutionnelle.

Derrière les campagnes virales et les intox relayées sur certaines plateformes, une question demeure : qui a réellement peur d’un Cadastre minier modernisé, sécurisé et indépendant ?

Bref, au-delà des rumeurs savamment entretenues et des attaques virales orchestrées sur les réseaux sociaux, le véritable enjeu semble désormais clair : empêcher la transformation du Cadastre Minier en une institution moderne, sécurisée et affranchie des anciens réseaux d’influence. 

Car pendant que la nouvelle direction investit dans les infrastructures, améliore les conditions sociales des agents et protège les données stratégiques du secteur minier congolais, certains anciens dignitaires visiblement déstabilisés par la perte de leurs leviers d’influence multiplient les offensives médiatiques pour semer le doute dans l’opinion. Une chose est certaine : derrière l’affaire de l’immeuble du CAMI, se cache en réalité une bataille silencieuse pour le contrôle d’un secteur qui représente le cœur économique et stratégique de la République démocratique du Congo.

Étiquettes
Mercredi 13 mai 2026 - 20:38