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RDC : la pauvreté des enfants dépasse les revenus des ménages et révèle de graves privations dans les domaines essentiels de la vie ( UNICEF )

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Mariame Sylla, représente adjointe de l'UNICEF lors de cet atelier [photo d'illustration ]
Mariame Sylla, représente adjointe de l'UNICEF lors de cet atelier [photo d'illustration ]

Par Gloire Balolage

La pauvreté des enfants en République démocratique du Congo revêt des formes multiples et souvent invisibles dans les analyses strictement monétaires. C’est ce qu’a souligné, ce mardi, Mariame Sylla,représente adjointe du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) lors d’un atelier de validation technique consacré à l’étude sur la pauvreté monétaire et les privations multidimensionnelles des enfants (Moda 2025), organisé à Kinshasa.

La représentante adjointe a mis en lumière la complexité de la pauvreté infantile. Selon elle, les enfants ne vivent pas la pauvreté de la même manière que les adultes, insistant sur le fait que les indicateurs monétaires ne suffisent pas à cerner l’ampleur des difficultés auxquelles ils sont confrontés.

Elle a expliqué qu’un enfant peut évoluer dans un ménage considéré comme non pauvre du point de vue des revenus, tout en subissant de graves privations. Cette réalité traduit une dissociation entre la situation économique globale du foyer et les conditions de vie spécifiques des enfants qui y grandissent.

Parmi les principales formes de privations évoquées figurent l’accès insuffisant aux soins de santé, une alimentation inadéquate ainsi que l’interruption d’une éducation de qualité. Autant de facteurs qui, selon l’intervenante, constituent des signes évidents de pauvreté, même en l’absence d’une précarité monétaire manifeste.

À ces difficultés s’ajoutent également le manque d’accès à l’eau potable et à des services d’assainissement adéquats, des éléments essentiels au bien-être et au développement des enfants. Ces carences contribuent à aggraver les inégalités et à compromettre les chances d’un développement harmonieux dès le plus jeune âge.

La question de la protection juridique a également été soulevée, notamment à travers l’absence d’enregistrement de naissance. Ce document, pourtant fondamental, garantit à l’enfant une existence légale et l’accès à ses droits les plus élémentaires, a-t-elle rappelé.

Cet atelier, ouvert lundi dans la capitale congolaise, s’inscrit dans une démarche visant à valider les résultats de l’étude Moda 2025. Celle-ci ambitionne de mieux comprendre les différentes dimensions de la pauvreté des enfants afin d’orienter des politiques publiques plus adaptées à leurs réalités spécifiques.

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Mardi 14 avril 2026 - 17:11