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Sécurité à l’Est de la RDC : l’AFC/M23 accusé de violer les engagements de Montreux et de préparer un nouvel assaut sur Uvira

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Par Don Benjamin Makolo

La situation sécuritaire demeure extrêmement préoccupante dans la province du Sud-Kivu. Selon des informations relayées par le porte-parole des opérations Sukola 2, l’AFC/M23, que Kinshasa accuse d’être soutenu par le Rwanda, renforce actuellement ses positions dans la plaine de la Ruzizi, dans une dynamique qui laisse craindre une nouvelle offensive en direction de la ville stratégique d’Uvira.

Cette évolution intervient quelques jours seulement après les avancées diplomatiques enregistrées à Montreux, en Suisse, dans le cadre du processus de Doha. Lors de ces discussions, les parties avaient pourtant réaffirmé leurs engagements en faveur du cessez-le-feu, de la protection des civils ainsi que de la mise en place d’un mécanisme de surveillance et de vérification.

Le maintien et le renforcement des positions de l’AFC/M23 dans la plaine de la Ruzizi apparaissent ainsi comme un signal particulièrement alarmant. Des sources concordantes indiquent que le mouvement conserve justement des positions au nord d’Uvira et dans la plaine de la Ruzizi, zone hautement stratégique donnant accès à la ville et à la frontière burundaise.

Pour les autorités congolaises, ce déploiement constitue un véritable bafouement des engagements diplomatiques récemment pris à Montreux et alimente les craintes d’une reprise imminente des hostilités dans cette partie sensible du Sud-Kivu.

Face à cette menace, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont procédé à un prépositionnement de leurs unités en périphérie d’Uvira. Les dispositifs de défense ont été renforcés afin de parer à toute éventualité et de prévenir toute tentative d’incursion ennemie.

Uvira demeure un verrou stratégique majeur dans l’est de la RDC. Sa position sur les rives du lac Tanganyika, à proximité immédiate du Burundi, en fait un point névralgique aussi bien sur le plan militaire que logistique. Toute nouvelle attaque contre cette ville risquerait non seulement d’aggraver la crise humanitaire, mais également de compromettre davantage les efforts diplomatiques en cours.

Alors que les pourparlers de paix se poursuivent sous médiation internationale, cette montée des tensions sur le terrain illustre une fois de plus le fossé persistant entre les engagements diplomatiques et la réalité militaire dans l’est de la République démocratique du Congo.

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Mercredi 22 avril 2026 - 19:15