Par Prosper Buhuru
Moïse Mbiye est sorti de son silence vendredi 15 mai 2026, à travers une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, afin de répondre aux rumeurs relayées ces derniers jours sur sa situation personnelle et ses prises de position politiques, notamment concernant la révision constitutionnelle.
Le responsable de l’église Cité Béthel a rejeté les informations faisant état d’un prétendu blocage à l’aéroport ou de la confiscation de son passeport. Selon lui, ces affirmations sont « fausses ».
« Je me porte bien. Le seul voyage que je prépare, c’est pour l’Accor Arena », a-t-il déclaré, affirmant se trouver à Kinshasa « en bonne santé ».
Au cours de cette intervention, Moïse Mbiye a également réaffirmé son soutien au président de la République, Félix Tshisekedi, ainsi qu’à la majorité au pouvoir. Il a clairement pris ses distances avec l’opposition politique, expliquant qu’il ne partage pas ses positions.
Le chantre a par ailleurs rappelé avoir produit des chansons en soutien aux initiatives gouvernementales et contre la rébellion dans l’est du pays.
Sur le plan religieux, Moïse Mbiye a précisé qu’il n’est pas membre de l’Église de Réveil du Congo (ERC). Cette mise au point intervient dans un climat de tensions entre plusieurs responsables religieux à Kinshasa.
Dans sa vidéo, il a dénoncé certaines attaques médiatiques dirigées contre lui tout en appelant à l’apaisement.
« Je ne veux pas qu’ils demandent pardon, moi je demande pardon », a-t-il affirmé.
Cette sortie médiatique intervient quelques jours après des déclarations controversées prononcées lors d’un culte à Cité Béthel. Il avait alors critiqué certains regroupements de pasteurs qu’il accusait de privilégier les débats politiques au détriment de leur mission spirituelle, notamment autour de la question du changement de la Constitution.
Ces propos avaient été interprétés comme une réponse indirecte à certains responsables religieux ayant récemment soutenu à Kinshasa l’idée d’un changement de la Constitution du 18 février 2006 ainsi que celle d’un allongement des mandats présidentiels.