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Liberté de la presse en RDC : l’OLPA proteste après l’agression d’un journaliste par des policiers à Mbuji-Mayi

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Le journaliste Placide Cilewu Mukonga [photo d'illustration]
Le journaliste Placide Cilewu Mukonga [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage 

L’Observatoire de la liberté de la presse en Afrique (OLPA) a dénoncé les violences policières infligées à Placide Cilewu Mukonga, journaliste à la Radio Télévision de l’Église Évangélique des Témoins du Christ (RTEETC), une station confessionnelle émettant à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï oriental

Dans une lettre de protestation adressée au vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, avec ampliation à la Première ministre, l’organisation exige l’ouverture d’une enquête sérieuse afin d’identifier et de sanctionner les auteurs de ces actes.

Datée du 18 mai 2026 et référencée 433/CE JAKM05/26, cette correspondance émane du comité exécutif de l’OLPA, organisation non gouvernementale engagée dans la défense et la promotion de la liberté de la presse en République démocratique du Congo. L’OLPA affirme avoir saisi les autorités compétentes pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « brutalités policières » commises à l’encontre du journaliste.

Selon les faits rapportés dans la lettre, Placide Cilewu Mukonga couvrait, le 15 mai 2026, un rassemblement organisé par les femmes balayeuses de Mbuji-Mayi sur l’avenue Cathédrale. Ces dernières réclamaient le respect de leurs droits auprès des autorités locales. C’est au cours de ce reportage que le journaliste aurait été pris à partie par des éléments de la police locale.

L’OLPA affirme que le journaliste a subi une bastonnade ayant causé des lésions à la jambe droite et à l’œil gauche. Son téléphone portable, utilisé comme outil de travail, aurait également été endommagé lors de cette intervention policière.

Après ces violences, le journaliste aurait été embarqué de force dans une jeep de la police avant d’être conduit au district Est de la police, situé non loin du marché Bakwadianga. Sur place, il a été entendu sur procès-verbal et accusé d’avoir réalisé un reportage « sans autorisation préalable ».  

La correspondance indique toutefois qu’après son audition, Placide Cilewu Mukonga a été relaxé. 

Il aurait ensuite été conduit dans un centre de santé pour recevoir des soins à la suite des blessures subies durant son interpellation. Dans sa lettre, l’OLPA rappelle que l’exercice du métier de journaliste est garanti par la législation nationale et par les instruments juridiques ratifiés par la République démocratique du Congo.

L’organisation estime que les violences commises contre le journaliste constituent une grave violation de la liberté de la presse. Elle demande ainsi au vice-Premier ministre de donner instruction aux autorités policières afin qu’une enquête soit diligentée et que des sanctions disciplinaires ou pénales soient prises contre les responsables de ces actes.

Mardi 19 mai 2026 - 17:51