Par Gloire Balolage
La province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, fait face à une nouvelle flambée de la maladie à virus Ebola, dans un contexte sanitaire déjà fragile. Les autorités locales signalent une hausse préoccupante des cas suspects depuis le début de l’épidémie.
Selon les données publiées ce mardi par le gouvernorat provincial, 513 cas suspects ont été recensés. Ces chiffres traduisent l’ampleur de la surveillance mise en place dans les zones touchées et la vigilance accrue des équipes sanitaires.
Le bilan en termes de mortalité reste lourd. Les autorités font état de 131 décès suspects, soit des personnes ayant présenté des symptômes compatibles avec Ebola, mais dont la confirmation dépend encore des résultats de laboratoire.
Sur le plan des confirmations médicales, 30 cas ont déjà été validés par analyses biologiques. Ces résultats permettent aux équipes de santé de mieux cibler les interventions et d’adapter la stratégie de riposte dans les foyers identifiés.
Dans le même temps, la surveillance épidémiologique reste active avec 541 personnes contacts suivies de manière renforcée. Ce dispositif vise à limiter toute propagation du virus au sein des communautés exposées.
Les équipes de riposte poursuivent leurs activités sur le terrain : surveillance, sensibilisation communautaire et prise en charge des cas dans les zones affectées de cette province frontalière de l’Ouganda.
Enfin, les autorités sanitaires signalent la présence de deux cas positifs, dont un décès, dans une zone frontalière avec l’Ouganda. Une situation qui ravive les inquiétudes sur les risques de propagation transfrontalière et appelle à une coordination renforcée des efforts de santé publique.