Par Gloire Balolage
L’ONG médicale internationale ALIMA a réagi ce jeudi à l’incendie de deux tentes de traitement installées à l’hôpital de Rwampara, en province de l’Ituri. L’incident s’est produit dans un contexte marqué par la riposte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola.
Dans une communication rendue publique après les faits, l’organisation humanitaire a condamné la destruction de ces structures médicales destinées à la prise en charge des patients. ALIMA dénonce également la mise en danger de vies humaines, alors que la région reste confrontée à une situation sanitaire jugée particulièrement critique en raison de l’épidémie en cours.
L’ONG souligne que l’incendie a entraîné la destruction de matériel médical indispensable aux soins des malades. Selon l’organisation, ces équipements jouaient un rôle essentiel dans le fonctionnement des structures de traitement mises en place pour répondre à l’urgence sanitaire liée à Ebola.
Malgré cet incident, ALIMA précise que les six patients présents dans les tentes incendiées continuent d’être pris en charge au sein de l’hôpital de Rwampara. L’organisation affirme que les équipes médicales sont restées mobilisées afin d’assurer la continuité des soins et d’éviter toute interruption dans la prise en charge des personnes hospitalisées.
Face à cette situation, des mesures d’urgence ont immédiatement été engagées en coordination avec les autorités sanitaires. Parmi les dispositions prises figurent la réorganisation temporaire des espaces de soins, la sécurisation des activités médicales et le déploiement de solutions alternatives destinées à maintenir les services de santé opérationnels.
Dans son communiqué, ALIMA insiste sur la nécessité de protéger les dispositifs de riposte contre Ebola, rappelant que les structures sanitaires et le personnel médical interviennent dans un environnement déjà fragilisé par l’épidémie. L’organisation estime que la continuité des soins demeure essentielle pour limiter les conséquences sanitaires dans la région.
Par ailleurs, l’ONG appelle la population à faire preuve de vigilance face à la circulation d’informations non vérifiées sur les réseaux sociaux. Selon ALIMA, la diffusion de rumeurs et de contenus non confirmés pourrait renforcer la méfiance des communautés envers les équipes engagées dans la riposte et compliquer davantage les efforts sanitaires déployés sur le terrain.