Par Don Benjamin Makolo
L’ancien vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Peter Kazadi, a vivement réagi ce jeudi 21 mai 2026 à la sortie de la Coalition pour l’article 64 (C64). Il accuse cette structure de l’opposition congolaise de participer à un projet de déstabilisation de la République démocratique du Congo.
Dans une série de déclarations publiées sur son compte X, le haut cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social a affirmé que « la coalition dite C64 n’est, en réalité, qu’un habillage politique d’un projet de déstabilisation déjà porté militairement sur le terrain par l’AFC/M23 de Paul Kagame ».
Selon lui, cette coalition agirait avec « la complicité de Joseph Kabila et de certains relais internes acquis à une logique de trahison nationale ».
S’appuyant sur l’article 64 de la Constitution congolaise, Peter Kazadi estime que les membres de cette structure auraient dû se positionner clairement contre « l’occupation d’une partie du territoire national par l’armée rwandaise de Paul Kagame et ses supplétifs terroristes du M23 ».
« Ce silence n’est ni neutre ni innocent. Il constitue une forme de complicité politique et morale avec une entreprise criminelle visant à affaiblir l’État congolais », a-t-il déclaré.
L’ancien ministre de l’Intérieur accuse également les animateurs de la coalition C64 de concentrer leurs attaques contre les institutions de la République pendant que les populations de l’Est du pays subissent les conséquences de la guerre.
« Pendant que nos populations de l’Est sont massacrées, déplacées et humiliées par les forces soutenues par Kigali, les animateurs du C64 concentrent leurs attaques contre les institutions légalement établies de la République », a écrit Peter Kazadi.
Dans son message, le cadre de l’UDPS considère que cette plateforme politique servirait « les intérêts stratégiques de Paul Kagame et de Joseph Kabila », estimant que leur véritable objectif serait « l’affaiblissement du pouvoir républicain qui résiste au projet de balkanisation et de recolonisation du pays ».
Peter Kazadi a ainsi appelé les Congolais à « demeurer vigilants et mobilisés » face à ce qu’il qualifie de « coalition de circonstance » représentant, selon lui, « l’avant-poste politique des intérêts rwandais en République démocratique du Congo ».
« L’heure n’est plus à l’ambiguïté. Chaque Congolais doit choisir son camp : celui de la République, de l’intégrité territoriale et des institutions démocratiques, ou celui des réseaux de déstabilisation pilotés depuis Kigali », a-t-il conclu.