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Formation et technologie en RDC : plus de 40 universités concernées par un projet d’imprimantes 3D

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Le responsable de Okapi et de l'ISTA [photo d'illustration]
Le responsable de Okapi et de l'ISTA [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

Un projet d’implantation d’imprimantes 3D dans plus de 40 universités et instituts supérieurs de la République démocratique du Congo a été lancé à Kinshasa ce mardi. Cette initiative vise à renforcer l’apprentissage pratique des étudiants et à les rapprocher du monde technologique et industriel.

Ce programme est porté par Okapi, une firme fondée par l’ingénieur congolais Jean Bele, présenté comme l’inventeur de plusieurs appareils de marque Okapi, dont le téléphone et l’ordinateur. Le projet s’inscrit également dans la perspective de l’ouverture d’une usine d’assemblage et de montage des produits Okapi à Maluku, à l’est de Kinshasa.

Sur le plan technique, le projet ambitionne de permettre la fabrication de composants électroniques et électriques, de prothèses dentaires et médicales, ainsi que de pièces mécaniques grâce à la technologie des imprimantes 3D. Une orientation qui place l’innovation au cœur de la formation et de la production locale.

À l’issue d’une tournée dans certaines universités ciblées de la capitale, la directrice générale d’Okapi, Léa Bele, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation de l’enseignement technique, en lien avec les besoins industriels et technologiques.

Selon le document de présentation du projet, une première étape a déjà été réalisée à l’Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA) de Kinshasa, avant l’installation des premiers équipements à l’Institut supérieur professionnel et technique de Kinshasa (ISPT), situé dans la commune de Gombe.

Pour le professeur Albert Kabasele, directeur général de l’ISPT, cette initiative représente une opportunité importante pour les étudiants congolais, appelés à bénéficier d’une formation axée sur les nouvelles technologies, l’innovation et la pratique industrielle, en adéquation avec les exigences du marché.

De son côté, le doyen de la faculté polytechnique de l’Université de Kinshasa, Jean-Marie Beya, a salué les échanges avec la direction d’Okapi, estimant que ce projet marque le début d’une dynamique d’industrialisation portée par des Congolais, notamment dans un secteur de pointe reliant formation académique et production industrielle.

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Mardi 26 mai 2026 - 15:09