Par Serge Mavungu
Une période de trois mois. Relativement brève à l’échelle d’une institution, mais elle aura été suffisante pour donner une nouvelle impulsion à l’Office Congolais de Contrôle (OCC). À la tête de l’établissement en tant que Directeur général ad intérim, Christelle Muabilu a privilégié l’action, la proximité avec les équipes et les opérationnels sur le terrain, ainsi que la rigueur dans la gestion. Sa boussole : l’intérêt supérieur de l’Office et l’accomplissement de sa mission au service de la Nation.
Pendant cet intérim, la gouvernance est devenue la priorité centrale. Le combat contre les pratiques de fraude, les irrégularités de gestion et les actes pouvant nuire aux intérêts de l’Office a été intensifié par plusieurs mesures d’assainissement et de contrôle. Dans les entités où des dysfonctionnements ont été relevés, des décisions fermes ont été prises pour rétablir la culture de responsabilité et de redevabilité.
Cette rigueur dans la gestion a vite donné des résultats concrets. La régularité du paiement des salaires a été garantie sur toute l’étendue du territoire national, y compris dans les entités basées à l’Est du pays, en dépit du contexte sécuritaire. Cette stabilité a permis de maintenir la confiance du personnel et de consolider la cohésion interne de l’entreprise.
Parmi les avancées les plus visibles de cette période figure l’amélioration progressive du calendrier de paie. Grâce à une meilleure maîtrise des flux financiers, à la sécurisation des recettes et à un suivi strict de la trésorerie, les salaires ont commencé à être versés avant la fin du mois habituelle. Cette évolution, bien accueillie par de nombreux agents et cadres, marquait la volonté de replacer le travailleur au cœur de la gestion. Dans cette dynamique, des actions étaient déjà lancées pour rapprocher progressivement la date de paie du 25 de chaque mois, avec l’ambition de donner plus de prévisibilité, de sérénité et de sécurité sociale au personnel de l’Office.
Au-delà de son impact financier, cette avancée représentait aussi un signal fort de confiance. Elle traduisait la capacité retrouvée de l’institution à mieux programmer ses engagements et à répondre aux attentes légitimes de ses agents.
Réformes, assainissement et renforcement du pilotage
Fidèle à la mission reçue, Directeur général Christelle Muabilu s’est employée à mettre en œuvre les recommandations de la Commission de redressement instituée par le Ministre du Commerce Extérieur, Son Excellence Julien Paluku Kahongya. Elle a aussi veillé à l’application des résolutions du Conseil d’Administration de l’Office Congolais de Contrôle, avec pour cap constant l’amélioration des performances de l’institution et la sauvegarde de ses équilibres.
Cette orientation s’inscrivait pleinement dans la vision portée par Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République et Chef de l’État, qui place l’efficacité de l’action publique, la bonne gouvernance et le bien-être de la population au centre des priorités nationales. Elle correspondait également aux orientations du Gouvernement dirigé par Son Excellence Judith Suminwa Tuluka, Première Ministre, dont l’action vise notamment le renforcement de la performance des établissements publics et l’amélioration de la qualité du service rendu aux citoyens.
Dans le même esprit, plusieurs réaménagements organisationnels ont été réalisés dans certaines entités stratégiques de l’Office afin de renforcer l’efficacité opérationnelle, d’améliorer les performances et de soutenir les efforts de redressement engagés.
Soucieuse d’ancrer durablement la bonne gouvernance dans les pratiques administratives, la Direction Générale ad intérim a aussi lancé des formations pour le personnel sur les procédures nationales de passation des marchés publics. L’objectif : renforcer la culture de transparence, de conformité et de gestion responsable.
Sur le plan financier, les résultats de cette période montrent une amélioration notable du pilotage de l’institution. Grâce à un suivi rapproché des centres de production, à une remontée quotidienne des informations stratégiques et à la mise en place d’un dispositif de suivi permanent des performances, la Direction a disposé d’une visibilité renforcée sur la situation administrative, opérationnelle et financière de chaque entité.
Cette approche a permis d’améliorer de façon significative la mobilisation des recettes, de renforcer la sécurisation des revenus générés par les activités de contrôle et d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles. Les centres de production ont retrouvé une nouvelle dynamique, les mécanismes de suivi ont été consolidés et la réactivité de l’Office face aux défis quotidiens s’est nettement améliorée. La maîtrise accrue des circuits de gestion et le suivi rigoureux des opérations ont aussi contribué à consolider la trésorerie de l’établissement et à assurer une meilleure prévisibilité dans l’exécution de ses engagements.
La mise en place d’un suivi quotidien des performances des entités, combinée à une proximité constante avec les responsables opérationnels, a permis d’identifier rapidement les contraintes, de corriger les faiblesses et de mettre en valeur les centres les plus performants. Cette approche de terrain a favorisé une culture de résultats et une responsabilisation accrue à tous les niveaux de gestion.
En renforçant la traçabilité des opérations et en modernisant les outils de gestion, Christelle Muabilu a contribué à faire de la performance un véritable levier de transformation institutionnelle. Les résultats obtenus traduisent non seulement une amélioration des indicateurs de gestion, mais aussi une volonté affirmée de construire une institution plus crédible, plus efficace et mieux adaptée aux exigences modernes de gouvernance.
Loin des discours et des effets d’annonce, cette période d’intérim aura surtout été marquée par une présence constante auprès des équipes et des opérationnels, une écoute attentive des préoccupations du personnel, une disponibilité permanente ainsi qu’une volonté affirmée d’apporter des réponses concrètes aux défis quotidiens de l’Office. Cette approche managériale, fondée sur l’écoute, la proximité et la responsabilisation, a contribué à renforcer la confiance au sein de l’institution et à maintenir une mobilisation permanente autour des objectifs assignés.
Christelle Muabilu, sans bruit mais avec constance, aura démontré qu’une gouvernance fondée sur le travail, la discipline, le sens du devoir et la proximité avec les réalités du terrain peut contribuer à renforcer durablement les fondations d’une institution stratégique comme l’Office Congolais de Contrôle.
Au-delà des chiffres, des réformes engagées et des performances enregistrées, ces trois mois auront surtout rappelé qu’une institution se construit dans la continuité, l’engagement et le sens du bien commun. Les acquis consolidés durant cette période ne constituent pas le succès d’une seule personne, mais celui de toute une communauté de travail mobilisée autour d’un même idéal. Ils appartiennent désormais au patrimoine de l’OCC et forment un socle solide sur lequel la Direction Générale pourra poursuivre son action pour relever les défis à venir.
Car les responsabilités évoluent, les circonstances changent, mais l’œuvre demeure. Les résultats obtenus pendant cette période d’intérim ne sont pas seulement le fruit des efforts de ceux qui ont eu la charge de conduire l’Office durant ces trois mois ; ils constituent désormais un actif institutionnel, un acquis commun qui vient renforcer l’action de la Direction Générale dans son ensemble. Ils représentent une base solide sur laquelle le Directeur Général, M. Étienne Tshimanga Mutombo, pourra poursuivre et amplifier les efforts de modernisation, de croissance et de rayonnement de l’Office.
C’est sans doute là la plus belle illustration de l’esprit de service public : semer sans calcul, construire sans esprit de possession et transmettre avec élégance ce qui a été accompli dans l’intérêt supérieur de l’institution. Les grandes œuvres ne portent pas le nom d’une seule personne ; elles sont le résultat d’une chaîne d’engagements, de sacrifices et de responsabilités assumées successivement par des femmes et des hommes au service d’une même vision.
Ainsi, ces trois mois d’intérim auront démontré qu’avec de la rigueur, de la proximité avec les équipes, une gestion responsable des ressources, une attention constante portée aux opérationnels et une volonté affirmée de résultats, il est possible d’insuffler une dynamique positive et durable. Une dynamique qui s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, mise en œuvre par le Gouvernement dirigé par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka et soutenue par le Ministre du Commerce Extérieur, Son Excellence Julien Paluku Kahongya.
Plus qu’un intérim, cette période restera le témoignage d’un engagement au service de l’Office, de ses agents et de la République. Un engagement discret mais concret, porté par le sens du devoir, la recherche de l’excellence et la conviction que le véritable leadership ne se mesure pas aux discours, mais à la capacité de laisser une institution plus forte, plus stable et mieux préparée à relever les défis de demain.