Examen d’État 2026 : plus de 1,08 million de finalistes affrontent les épreuves à travers la RDC avec une progression remarquable de la participation féminine

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Par Gloire Balolage 

Les candidats à l’Examen d’État ainsi qu’au Jury national du Cycle court professionnel ont entamé ce lundi 22 juin les épreuves certificatives sur toute l’étendue du territoire national. Le coup d’envoi officiel a été donné à Lubumbashi, au Lycée Tuendele, par la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu. Cette étape majeure du calendrier scolaire 2025-2026 se poursuivra jusqu’au jeudi 25 juin.

Les chiffres communiqués par le Centre national d’organisation des examens (CNO) révèlent une forte mobilisation des apprenants. Au total, 1 082 742 élèves sont enregistrés pour le cycle long de l’enseignement secondaire général, normal et technique. Pour accueillir ces candidats, 3 267 centres de passation ont été déployés à travers le pays, avec une moyenne de 331 participants par centre.

La participation féminine continue de gagner du terrain au sein du système éducatif congolais. Sur l’ensemble des inscrits, 483 842 sont des filles, soit 44,6 % de l’effectif total, tandis que les garçons sont au nombre de 598 900, représentant 55,4 %. Ces candidats proviennent des différentes provinces éducationnelles du pays ainsi que des centres installés à l’étranger.

Les statistiques font état d’une légère augmentation du nombre de candidats. Alors que l’Examen d’État 2025 avait réuni 1 079 349 finalistes, l’édition en cours en compte 3 393 de plus, ce qui correspond à une progression de 0,3 %. L’évolution est davantage perceptible chez les filles, dont les effectifs ont augmenté de près de 20 000 candidates, faisant passer leur taux de représentation de 42,9 % à 44,6 %.

Certaines provinces éducationnelles concentrent une part importante des effectifs nationaux. Le Haut-Katanga 1 arrive en tête avec 91 971 candidats. Cette province est suivie de Kinshasa-Lukunga, qui totalise 48 872 inscrits, puis de Kinshasa-Tshangu avec 45 449 candidats. Kwilu 2, Sud-Kivu 1 et Kinshasa-Mont-Amba figurent également parmi les provinces enregistrant les plus grands nombres de finalistes.

L’organisation des épreuves ne se limite pas au territoire national. Cette année encore, des centres de passation sont opérationnels dans plusieurs pays voisins. Quatorze centres fonctionnent notamment en Angola, en Ouganda, au Burundi et en Tanzanie, permettant à 3 698 élèves congolais poursuivant leur cursus à l’étranger de prendre part à ces examens dans les mêmes conditions que leurs compatriotes restés au pays.

Pour accompagner le déroulement des examens et la publication des résultats, le ministère affirme avoir pris les dispositions nécessaires malgré les défis sécuritaires et sanitaires relevés dans certaines régions. Dans cette optique, quatre nouveaux centres de scannage ont été ouverts à Gemena, Kisangani, Butembo et Tshikapa, venant renforcer le réseau déjà opérationnel à Kinshasa, Lubumbashi et Mbuji-Mayi dans le cadre de la correction numérique des épreuves.

D’après le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, ce dispositif traduit la volonté des autorités de garantir à tous les apprenants congolais l’accès à la certification scolaire, indépendamment de leur lieu de résidence.

Cette démarche s’inscrit dans l’objectif d’assurer l’égalité des chances et la continuité du parcours éducatif pour les élèves établis hors des frontières nationales.

S’agissant du Jury national du Cycle court professionnel, 6 237 candidats sont attendus dans 252 centres de passation. Les statistiques indiquent la présence de 1 099 filles, soit 17,6 % des effectifs, contre 5 138 garçons. Les effectifs globaux progressent de 3,5 % par rapport à l’année précédente, tandis que la participation féminine passe de 16,9 % à 17,6 %.

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Lundi 22 juin 2026 - 09:35