Polémique sur la Constitution en RDC : Donatien N’Shole dénonce la « malhonnêteté intellectuelle » de l’Union sacrée et juge « diversion » les accusations contre la CENCO

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Le Secrétaire général de la CENCO Mgr Donatien N'shole
Le Secrétaire général de la CENCO Mgr Donatien N'shole

Par Grevisse Tekilazaya

Le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Mgr Donatien N’Shole, a salué le courage de certains membres de l’Union sacrée qui ont dénoncé la bassesse de la déclaration rendue publique mardi 23 juin dans la soirée, en réaction à la prise de position des évêques catholiques contre le changement de la Constitution. Le prélat affirme relever une malhonnêteté intellectuelle dans le communiqué de la famille politique du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

« Je perçois aussi dans cette déclaration une malhonnêteté intellectuelle quand on parle de “quelques évêques”. Ce sont des députés et des sénateurs qui maîtrisent la notion de quorum. Si l’Assemblée nationale se réunit et que le quorum est atteint, ils ne parlent pas de “quelques députés”. C’est donc une malhonnêteté intellectuelle de la part de ceux qui sont censés prendre des décisions pour le pays », a-t-il expliqué.

Quant au prétendu manque d’unanimité évoqué par les membres de l’Union sacrée, Donatien N’Shole balaie ces accusations d’un revers de la main. Le prélat estime que les critiques adressées aux évêques catholiques ne sont qu’une diversion.

« Je vous rassure que tous les évêques présents étaient unanimes. Accuser la CENCO de subversion, pour moi, c’est une diversion. Ce sont les mêmes personnes qui ont applaudi la même attitude, les mêmes mots et les mêmes phrases lorsqu’il était question du président Kabila. C’est plutôt leur inconstance qui est en cause, alors que la CENCO est restée constante », a-t-il déclaré.

Enfin, Mgr Donatien N’Shole a rappelé que les pouvoirs de Kinshasa et de Kigali entretiendraient un deal sur le dossier sécuritaire. Comme dans la récente déclaration de la CENCO, il a soutenu que le référendum consacrerait la balkanisation du pays.

« Reconnaître que le peuple congolais ira au référendum sans compter les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu signifie qu’elles ne sont plus au Congo. Ce sont donc eux qui seraient en connivence avec Kagame », a-t-il conclu.

Mercredi 24 juin 2026 - 09:48