Par Denise Kyalwahi
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a annoncé le renforcement de ses dispositifs de prévention et de préparation afin d’éviter toute propagation du virus Ebola dans la sous-région, alors que des cas sont actuellement signalés en République démocratique du Congo et en Ouganda.
Réunis à Dakar, au Sénégal, des experts de la santé publique et des responsables régionaux ont échangé sur les stratégies de riposte et les mesures de surveillance à mettre en œuvre pour protéger les populations ouest-africaines.
À l’ouverture de cette rencontre, Mamadou Diarrassouba, directeur exécutif du Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies de la CEDEAO, a insisté sur la nécessité de rester prudent, malgré une situation jugée encore maîtrisée dans la région.
« Même si les évaluations actuelles indiquent un risque relativement faible pour l’Afrique de l’Ouest, nous devons maintenir un haut niveau de vigilance », a-t-il déclaré.
Selon lui, plusieurs États membres ont déjà activé leurs plans d’urgence sanitaire et renforcé les contrôles dans les aéroports, aux frontières terrestres ainsi qu’aux principaux points d’entrée afin de détecter rapidement d’éventuels cas suspects.
Les autorités régionales tirent également les leçons de la grave épidémie d’Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016. Cette crise sanitaire, la plus meurtrière de l’histoire du virus, avait particulièrement touché la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone, causant plus de 11 000 décès et mettant les systèmes de santé sous forte pression.
Pour la CEDEAO, cette expérience rappelle l’importance d’anticiper les menaces sanitaires avant qu’elles ne deviennent incontrôlables.
« En matière de sécurité sanitaire, la préparation coûte toujours moins cher que la réaction », a rappelé Mamadou Diarrassouba, appelant les pays membres à renforcer leur coopération régionale face aux risques épidémiques.