Par Gloire Balolage
En République démocratique du Congo (RDC), les agents et cadres de l'administration de l'Aménagement du territoire ont annoncé le déclenchement d'une grève sèche, assortie d'un service minimum. Cette décision a été rendue publique à travers un mémorandum lu à Kinshasa.
Selon ce document, le mouvement social a débuté ce lundi et se poursuivra jusqu'à nouvel ordre. Les agents entendent ainsi faire pression sur les autorités afin d'obtenir la satisfaction de leurs revendications.
Au cœur de leurs exigences figure l'application immédiate du nouveau barème salarial. Les grévistes estiment que cette mesure est indispensable pour améliorer leurs conditions de travail et garantir une rémunération conforme aux engagements pris par les autorités compétentes.
La grève concerne aussi bien les services centraux que les administrations urbaines et provinciales de l'Aménagement du territoire. Elle pourrait ainsi perturber le fonctionnement de plusieurs services relevant de ce secteur.
Dans leur mémorandum, les agents réaffirment le caractère ferme de leur décision, tout en précisant qu'un service minimum sera assuré afin de garantir la continuité des prestations administratives essentielles.
Le président du Syndicat pour la rénovation des agents et fonctionnaires de l'État congolais (SYRAFEC), Michaël Dandu, a confirmé cette position au nom des grévistes. Il a indiqué que ce mouvement vise à obtenir l'application effective du nouveau barème salarial.
Cette nouvelle action sociale intervient dans un contexte marqué par des revendications récurrentes au sein de l'administration publique congolaise, où la question de la rémunération demeure l'un des principaux points de tension entre les agents et les pouvoirs publics.