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RDC : Jean-Claude Katende appelle la majorité et l’opposition à tirer les leçons de l’histoire pour éviter « les erreurs du passé »

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Jean-Claude Katende, président national de l’Association africaine de défense des droits de l'homme (Asadho)
Jean-Claude Katende, président national de l’Association africaine de défense des droits de l'homme (Asadho)

Par Patrick Kitoko

Le président de l’ASADHO (Association africaine de défense des droits de l’homme), Jean-Claude Katende, a lancé un appel aux acteurs politiques congolais, aussi bien de la majorité au pouvoir que de l’opposition, les exhortant à privilégier le dialogue et l’intérêt supérieur de la nation face aux tensions politiques qui secouent le pays.

Dans un message adressé au « groupe du président Félix Tshisekedi et au groupe de l’opposition », Jean-Claude Katende invite les responsables politiques à se replonger dans l’histoire de la République démocratique du Congo afin d’en tirer des enseignements susceptibles d’éviter la répétition des crises qui ont marqué le pays.

Pour étayer son argumentation, il revient d’abord sur les profondes divergences qui avaient opposé le président Joseph Kasa-Vubu à son Premier ministre Patrice Lumumba au lendemain de l’indépendance. Selon lui, cette incapacité à gouverner de manière concertée avait créé les conditions ayant favorisé l’émergence de plusieurs foyers de tensions, avec l’implication de puissances étrangères, ouvrant ainsi une nouvelle page de l’histoire politique congolaise.

L’activiste établit ensuite un parallèle avec les années 1990, marquées par les affrontements politiques entre le régime de Mobutu et l’opposition, notamment l’UDPS. À ses yeux, ces divisions ont contribué à l’arrivée au pouvoir de l’AFDL, conduite par Laurent-Désiré Kabila, avec l’appui de forces étrangères.

Faisant le lien avec la situation actuelle, Jean-Claude Katende estime que les désaccords persistants entre le pouvoir du président Félix Tshisekedi et l’opposition pourraient, une nouvelle fois, ouvrir la voie à des acteurs inattendus.

« Qui gagnera ? », s’interroge-t-il, en mettant en garde contre le risque de voir des intérêts extérieurs exploiter les divisions internes.

Le défenseur des droits humains affirme craindre que, pendant que chaque camp politique cherche à prendre l’ascendant sur l’autre, certaines puissances étrangères puissent favoriser l’émergence d’un nouvel acteur politique congolais acquis à leurs intérêts. Il soutient que les dynamiques héritées de la Conférence de Berlin continueraient, selon lui, d’influencer les rapports géopolitiques autour de la RDC.

En conclusion, Jean-Claude Katende appelle les dirigeants congolais à rompre avec les logiques de confrontation et à tirer les leçons de l’histoire afin de préserver la souveraineté du pays et de construire un consensus national autour des enjeux essentiels.

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Mardi 4 août 2026 - 11:47