Par Prosper Buhuru
Les opérations militaires menées contre les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans le territoire de Mambasa, en Ituri, continuent de produire des résultats. Mardi 4 août 2026, neuf civils, dont cinq femmes, ont réussi à recouvrer leur liberté après plusieurs mois passés entre les mains du groupe armé.
Selon l'activiste des droits humains Zephani Kataliko, ces personnes avaient été enlevées en mai dernier avant de profiter des bombardements effectués par la coalition des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de l'armée ougandaise (UPDF) dans la forêt d'Elake, en chefferie de Babila-Bakwanza, pour échapper à leurs ravisseurs.
Leur retour à Lwemba a toutefois failli tourner au drame. Pris à tort pour des combattants ADF, les anciens otages ont été confrontés à la colère de certains habitants qui voulaient les lyncher. L'intervention rapide des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) a permis d'éviter le pire et de les mettre en sécurité.
Cette libération intervient alors que les forces conjointes FARDC-UPDF poursuivent leurs offensives contre les positions des ADF dans plusieurs villages de Mambasa. Les opérations visent à affaiblir le groupe armé, à sécuriser les populations civiles et à obtenir la libération d'autres personnes encore retenues en captivité.