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Kinshasa : les déplacés de guerre de l'Est réclament justice après le meurtre de Prisca Banza et appellent à une intervention urgente du gouvernement

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La déplacée Prisca Banza tuée par armée blanche dans la ville de Kinshasa [photo d'illustration]
La déplacée Prisca Banza tuée par armée blanche dans la ville de Kinshasa [photo d'illustration]

Par Prosper Buhuru

Le Comité représentatif des déplacés de l'Est de la République démocratique du Congo vivant à Kinshasa a saisi le vice-Premier ministre, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, pour demander que toute la lumière soit faite sur le meurtre de Prisca Banza, une personne déplacée tuée à l'arme blanche, et solliciter un renforcement de la protection des déplacés installés dans la capitale.

Dans une correspondance datée du 4 août 2026, le comité indique que cette femme a été tuée par des personnes non encore identifiées. Il demande aux autorités de diligenter une enquête afin d'identifier les auteurs de ce crime et de les traduire devant la justice.

Au-delà de ce meurtre, les représentants des déplacés alertent sur la dégradation des conditions de sécurité et de vie des populations ayant fui les violences dans l'Est du pays. Selon eux, plus de 2 665 ménages vivent actuellement à Kinshasa dans une grande précarité, parmi lesquels des femmes, des enfants, des personnes âgées, des personnes vivant avec handicap ainsi que de nombreux élèves et étudiants dont la scolarité est compromise par le manque d'assistance.

Le comité affirme que le meurtre de Prisca Banza n'est pas un cas isolé. Il soutient que plusieurs déplacés ont déjà été victimes de menaces et d'actes d'insécurité, alimentant un climat de peur au sein de cette communauté qui avait trouvé refuge dans la capitale.

Les signataires de la lettre attirent également l'attention du gouvernement sur la situation humanitaire des déplacés. Ils évoquent des familles privées d'assistance, des cas de malnutrition chez les enfants et des difficultés croissantes qui exposent de nombreux jeunes à l'abandon scolaire.

Selon le Comité représentatif des déplacés, les conditions de vie ont déjà coûté la vie à 16 personnes déplacées depuis leur arrivée à Kinshasa. Avec le décès de Prisca Banza, ce bilan s'élève désormais à 17 victimes.

Face à cette situation, le comité appelle le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour renforcer la sécurité des déplacés, améliorer leur protection et mettre en place une assistance humanitaire en faveur des milliers de familles vivant dans une situation d'extrême vulnérabilité dans la capitale.

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Mercredi 5 août 2026 - 08:54