Par Gloire Balolage
La recrudescence du choléra à Popokabaka inquiète les services sanitaires. Entre le 1er juin et le 24 août 2026, la maladie a fait 756 cas et 27 décès, selon les données des services épidémiologiques de Médecins sans frontières (MSF), rendues publiques lundi 24 août.
Face à cette progression, les capacités de prise en charge ont été renforcées dans cette partie de la province du Kwango. Un Centre de traitement du choléra (CTC) a notamment été aménagé à l’Hôpital général de référence de Popokabaka pour accueillir les patients et assurer leur prise en charge.
Le dispositif mis en place ne repose pas uniquement sur cette structure hospitalière. Quatre autres unités de traitement ont également été installées dans des structures sanitaires périphériques, selon MSF. Ces unités doivent permettre de rapprocher les soins des communautés touchées par la maladie.
Cette organisation vise également à assurer un relais avec le centre principal établi à l’Hôpital général de référence de Popokabaka. La mise en place de ces différentes unités intervient alors que les services épidémiologiques font état de plusieurs centaines de cas enregistrés en moins de trois mois.
Dans le cadre de la réponse à cette épidémie, les équipes de Médecins sans frontières travaillent aux côtés du personnel de santé local. Leur intervention comprend notamment l’approvisionnement en médicaments et autres intrants médicaux, ainsi que la prise en charge des personnes affectées par le choléra.
MSF apporte également son appui aux équipes engagées dans la riposte. Cette collaboration avec le personnel sanitaire local s’inscrit dans le dispositif déployé pour répondre à la progression de la maladie et renforcer les capacités de prise en charge des patients.