Par Don Benjamin Makolo
Seize patients guéris de la maladie à virus Ebola ont quitté, ce lundi 24 août 2026, le Centre de traitement Ebola (CTE) de l’Hôpital général de référence de Bunia, dans la province de l’Ituri, pour retrouver leurs familles.
Cette sortie collective constitue un fait marquant dans la riposte contre l’épidémie. « Nous sommes ici pour décharger nos anciens malades d’Ebola, mais aujourd’hui nous les appelons des guéris, parce qu’ils viennent d’être guéris d’Ebola, et ils sont au nombre de 16 », a déclaré le Dr Layuma, superviseur du CTE de l’Hôpital général de Bunia pour le compte de l’IMC.
Selon lui, l’augmentation du nombre de patients guéris traduit notamment une meilleure compréhension de la maladie au sein de la population.
« Auparavant, on ne déchargeait que deux ou trois malades, mais aujourd’hui nous sommes passés de deux à cinq, de cinq à huit. Voilà qu’aujourd’hui, nous allons décharger 16 patients », a-t-il expliqué.
Le personnel soignant relève également une amélioration de la prise en charge, notamment grâce à l’arrivée plus précoce des patients dans les structures de santé et à l’amélioration du plateau technique.
« Auparavant, ils venaient avec des complications comme des hémorragies digestives, des épistaxis, de la diarrhée et autres choses. Mais actuellement, ils viennent seulement avec de la fièvre et des céphalées », a indiqué le Dr Layuma.
Cette évolution a permis de réduire considérablement la durée moyenne du séjour au CTE.
« Actuellement, la moyenne des jours à l’hôpital est de cinq à dix jours, mais dans le temps, ils faisaient tout au plus 18 à 21 jours », a-t-il précisé.
Dans une publication faite, ce lundi 24 août 2026, sur son compte X, le ministère de la Santé a également souligné que ces guérisons témoignent des progrès réalisés dans la prise en charge d’Ebola et de l’importance d’un diagnostic et d’une prise en charge précoces.
Pour le Dr Layuma, ces résultats sont également liés aux efforts déployés dans les domaines de la surveillance et de la communication autour de la maladie.
« Ça prouve que le service de communication, la surveillance et tout un ensemble de piliers qui travaillent pour la lutte contre cette maladie sont en train de mener à bien leur travail », a-t-il conclu.