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Est de la RDC : le gouvernement dénonce plus de 300 personnes tuées par les forces rwandaises et leurs supplétifs du M23 en juin et juillet

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Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya [photo d'illustration]
Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya [photo d'illustration]

Par la Rédaction

Le gouvernement congolais hausse le ton face à la situation dans les territoires occupés par les Forces de défense rwandaises (RDF) et leurs supplétifs de l’AFC/M23. Il condamne la poursuite de ce qu’il qualifie d’exactions graves contre les civils et d’atteintes aux droits humains et au droit international humanitaire.

Dans un communiqué publié ce lundi 24 août 2026 et signé par le ministère de la Communication et Médias, il dénonce notamment des atteintes à l’autorité coutumière, des extorsions imposées aux secteurs éducatif et sanitaire ainsi que des actes de déstabilisation institutionnelle.

Selon les informations consolidées par les services compétents, plus de 300 personnes ont été tuées en juin et juillet 2026 lors d’exécutions sommaires, de massacres et de bombardements. Le document fait état de centaines de cas de viols, de plus de 300 cas de torture, y compris contre des élèves, ainsi que de centaines d’enlèvements et de recrutements forcés visant la jeunesse à Tshanzu et Rumangabo. Des incendies d’habitations et des pillages sont également évoqués.

Le gouvernement dénonce ce qu’il présente comme un processus organisé de transplantation de populations par Kigali. Il cite le 10 août 2026, date à laquelle plus de 100 familles d’origine rwandaise auraient traversé la frontière par la piste de Kabuhanga, en territoire de Nyiragongo, avant d’être installées à Rwibiranga, dans le groupement de Buhumba. Certaines auraient été installées dans des entrepôts construits par le Programme alimentaire mondial (PAM).

Dans l’éducation, Kinshasa affirme que des frais sont exigés depuis la rentrée 2025-2026 dans les écoles primaires et maternelles, en violation de la gratuité. Il dénonce un prélèvement de 17% sur les recettes trimestrielles des établissements. Les hôpitaux publics et privés ainsi que les orphelinats seraient également soumis à des taxes qualifiées d’illicites.

Le communiqué évoque aussi la nomination parallèle de responsables d’établissements d’enseignement supérieur et universitaire, pratique qui participerait à l’installation d’une administration jugée illégitime. Ces mesures porteraient atteinte aux droits fondamentaux et compromettraient l’accès aux soins et la protection des personnes vulnérables.

Sur le plan diplomatique et juridique, le gouvernement estime que ces actes violent la Charte des Nations unies, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC. Il se réfère à la résolution 2773 (2025) du Conseil de sécurité, qui exige le retrait du M23 des zones qu’il contrôle, la cessation du soutien rwandais au mouvement et le retrait immédiat des forces rwandaises. Il estime aussi qu’ils contreviennent à l’accord de paix de Washington et à l’accord-cadre de Doha.

Il présente ses condoléances aux familles des victimes et exprime sa solidarité aux populations affectées. Sous le leadership du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, il réaffirme sa détermination à protéger les civils, restaurer l’autorité de l’État et assurer la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire.

Il assure enfin qu’aucun crime ne restera impuni et que auteurs, coauteurs, commanditaires et complices devront répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes.

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Lundi 24 août 2026 - 13:27