Par Prosper Buhuru
À une semaine de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le 1er septembre, en République démocratique du Congo, le débat sur la sécurité sanitaire dans les établissements scolaires prend une nouvelle ampleur en Ituri. L’Intersyndicale des enseignants de la province éducationnelle Ituri 1 demande que la situation épidémiologique soit davantage maîtrisée avant toute reprise des cours.
Réunis en session extraordinaire lundi 24 août, les représentants des enseignants ont placé la menace liée à la maladie à virus Ebola au centre de leurs préoccupations. Pour eux, le contexte sanitaire actuel dans cette province ne permet pas d’envisager sereinement le retour de milliers d’élèves dans les salles de classe.
Dans une déclaration lue par leur président, Patrick Urunga, l’Intersyndicale estime qu’une rentrée organisée sans garanties sanitaires suffisantes pourrait accroître l’exposition des élèves, du personnel enseignant et, par extension, de leurs familles au risque de contamination.
Les enseignants réclament ainsi des mesures préalables, notamment une meilleure maîtrise de l’épidémie ainsi que la mise en place, dans les établissements scolaires, de dispositifs adéquats d’hygiène et de prévention. Ils demandent également aux autorités nationales et provinciales, au ministère de la Santé et aux partenaires engagés dans la riposte de renforcer les ressources consacrées à la lutte contre Ebola.
Cette prise de position intervient alors que l’Ituri demeure l’une des principales zones affectées par l’épidémie et concentre une partie importante des efforts de riposte. L’Intersyndicale craint particulièrement que le regroupement massif d’élèves dans les établissements scolaires ne crée des conditions favorables à une propagation accrue du virus.
Pour les représentants des enseignants, la reprise des activités scolaires doit donc tenir compte de l’impératif de protection sanitaire. Ils défendent le principe selon lequel l’accès à l’éducation ne devrait pas se faire au détriment de la protection de la vie et de la santé des élèves et du personnel éducatif.