Kinshasa : quatre « bâtisseurs » tués, le Service national dénonce des violences contre ses jeunes

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Les jeunes bâtisseurs du Service national assainissant le Boulevard Lumumba sur le tronçon marche de la liberté à Kinshasa
Les jeunes bâtisseurs du Service national assainissant le Boulevard Lumumba sur le tronçon marche de la liberté à Kinshasa

Par Don Benjamin Makolo

Le général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national, alerte sur les violences dont seraient victimes les « bâtisseurs », ces jeunes engagés notamment dans les travaux d'assainissement à Kinshasa. Dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux depuis le dimanche 4 octobre 2026, il affirme que quatre d'entre eux ont été mortellement percutés alors qu'ils étaient en plein exercice de leur mission.

Selon le patron du Service national, les quatre corps se trouvent actuellement à la morgue, en attendant leur inhumation.

« Nous avons des corps à la morgue que nous allons pouvoir enterrer d'ici quelques jours, quatre corps, qui ne sont pas morts par maladie, qui ont été tués par des Congolais ! », a-t-il déclaré.

Le général Kasongo Kabwik dénonce ce qu'il considère comme un traitement différent entre les comportements reprochés aux bâtisseurs et les violences qu'ils subiraient de la part de certains habitants.

« Ils disent qu'il y a des abus attribués aux bâtisseurs, mais pourquoi ne parlent-ils pas des abus qui sont commis sur les bâtisseurs ? », s'est-il interrogé, évoquant plusieurs cas de blessures et d'agressions physiques.

Il cite notamment le cas d'un bâtisseur qui aurait été grièvement blessé après avoir été agressé non loin des bureaux du Service national. Pour le commandant, ces actes de violence à l'encontre des jeunes affectés aux travaux d'assainissement ne sauraient être justifiés, y compris lorsqu'un bâtisseur tente de se défendre.

Le patron du Service national tient toutefois à rappeler que les éventuels écarts commis par ses éléments ne sont pas tolérés. Il assure que les comportements contraires aux consignes et au règlement militaire font l'objet de sanctions.

« Comme dans toute organisation humaine, s'il y a un comportement qui va au-delà du respect des consignes et du respect du règlement militaire, nous sommes une structure bien organisée, les fauteurs ou les fautifs sont sanctionnés conformément au règlement militaire », a-t-il affirmé.

Jean-Pierre Kasongo Kabwik précise également que la Task Force, présentée comme une unité paramilitaire, dispose de mécanismes internes de contrôle et relève de la justice militaire lorsqu'un comportement répréhensible est constaté. Il estime cependant que les éventuelles fautes individuelles des bâtisseurs ne peuvent, à ses yeux, justifier les violences dont certains d'entre eux seraient victimes.

L'annonce de ces quatre décès intervient alors que les interventions des bâtisseurs dans l'assainissement de Kinshasa suscitent régulièrement des réactions dans l'espace public. Le général Kasongo Kabwik appelle ainsi à prendre également en compte les risques auxquels ces jeunes sont exposés dans l'exercice de leurs missions. Les circonstances précises de ces quatre décès et les éventuelles suites judiciaires restent à établir.

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Lundi 5 octobre 2026 - 10:05