Nord-Kivu : le Conseil territorial de la jeunesse alerte sur le pillage de plus de 150 vaches et la détention de plusieurs éleveurs à Rutshuru

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Bureau administratif du territoire de Rutshuru [photo d'illustration]
Bureau administratif du territoire de Rutshuru [photo d'illustration]

Par la Rédaction

Le Conseil territorial de la jeunesse de Rutshuru (CTJ-Rutshuru) alerte sur le pillage présumé de plus de 150 vaches appartenant à des civils dans la localité de Nyamagana/Rugashari, dans le territoire de Rutshuru, secteur de Bwisha/Busanza. Dans une déclaration rendue publique le 6 octobre 2026, cette structure condamne fermement ce qu’elle qualifie d’atteinte aux biens et aux moyens de subsistance de la population civile.

Selon les informations recueillies par le CTJ-Rutshuru, ces bovins auraient été réquisitionnés le 30 septembre dernier par des éléments du M23-AFC. Ces derniers auraient justifié cette opération en affirmant que les vaches appartiendraient aux FDLR. Le CTJ précise que cette situation intervient alors que, durant la même semaine, quatre personnes ont été tuées dans cette même localité de Nyamagana/Rugashari.

Depuis le 2 octobre, toujours selon le Conseil territorial de la jeunesse, les vaches seraient conduites et maintenues dans le camp militaire de Nyongera. La structure affirme que plusieurs propriétaires ont ensuite entrepris des démarches pour réclamer la restitution de leurs troupeaux.

Ces démarches auraient toutefois conduit à l’arrestation de plus de dix éleveurs. D’après le CTJ-Rutshuru, ces derniers auraient été transférés à la prison centrale de Rutshuru, située à Kanyangapi. La structure dénonce ainsi une situation qui affecterait directement des éleveurs dont les troupeaux constituent un moyen de subsistance.

Face à ces faits, le CTJ-Rutshuru demande la restitution immédiate des vaches à leurs propriétaires légitimes. Il exige également la libération, « sans délai et sans conditions », des plus de dix éleveurs détenus. La structure appelle par ailleurs les autorités de facto à respecter et à faire respecter le droit international humanitaire, notamment les dispositions relatives à la protection des populations civiles et de leurs biens.

Le Conseil territorial de la jeunesse demande également aux mécanismes nationaux et internationaux compétents de documenter et de suivre cette situation afin que les responsabilités puissent être établies. Pour le CTJ-Rutshuru, cette démarche doit permettre de clarifier les faits rapportés et d’assurer un suivi de la situation dans cette partie du territoire de Rutshuru.

Dans sa déclaration, le CTJ-Rutshuru rappelle enfin que les populations civiles, déjà affectées par les conflits armés, ne devraient pas être davantage privées de leurs biens et de leurs moyens de subsistance.

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Mercredi 7 octobre 2026 - 10:26