Par Denise Kyalwahi
La société civile Forces vives de Lubutu alerte sur les menaces qui pèsent sur l'okapi dans le parc national de la Maïko, au Maniema. Dans un communiqué publié à l'occasion de la Journée mondiale de l'okapi, célébrée le 18 octobre 2026, elle appelle au renforcement des mesures de protection contre le braconnage armé, la déforestation et l'exploitation minière illégale.
Cette structure citoyenne dénonce la dégradation de l'habitat naturel de cette espèce endémique de la République démocratique du Congo (RDC), qui compromet sa survie dans le complexe forestier de la Maïko.
Pour faire face à ces menaces, elle demande aux gouvernements central et provincial de renforcer les effectifs des écogardes de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et d'intensifier les patrouilles de surveillance dans le parc.
La société civile plaide également pour la reconnaissance officielle de l'okapi comme patrimoine naturel partagé entre les provinces du Maniema, du Nord-Kivu et de la Tshopo.
Au-delà des mesures sécuritaires, la structure estime que la conservation de l'okapi passe aussi par l'amélioration des conditions de vie des populations riveraines du parc.
« Nous recommandons à l'ICCN et aux partenaires financiers de soutenir l'agriculture durable, l'élevage et la pisciculture afin de diversifier les revenus locaux et de réduire la pression sur les ressources naturelles », indique le communiqué.
Pour la société civile Forces vives de Lubutu, la sauvegarde de l'okapi nécessite une action concertée des autorités, des partenaires financiers et des communautés locales. Elle appelle ainsi à concilier la protection de la biodiversité avec le développement d'activités économiques durables au bénéfice des populations riveraines.