Par la Rédaction
Les jeunes de la province de la Tshopo ont réaffirmé leur soutien au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, ainsi qu'aux institutions de la République démocratique du Congo, lors d'une mobilisation organisée ce samedi 24 octobre à Kisangani. Tenue à la place de la Poste, dans le chef-lieu de la province, cette manifestation pacifique visait à dénoncer la rébellion attribuée à l'ancien président Joseph Kabila et à exprimer le rejet de toute atteinte à la souveraineté nationale.
Prenant la parole au nom des jeunes de la Tshopo, Nedi Lisungi a affirmé que les manifestants n'entendaient pas céder du terrain à l'ancien chef de l'État.
« Nous ne pouvons laisser le passage à Kabila ni lui céder un centimètre de notre territoire », a-t-il déclaré, avant de réaffirmer leur unité derrière Félix Tshisekedi et les institutions du pays. Pour ces jeunes, cette mobilisation constitue un message de soutien aux autorités légalement établies.
Présent lors de cette marche, le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, a également défendu la légitimité du mandat présidentiel de Félix Tshisekedi. Selon lui, Joseph Kabila ne devrait pas chercher à remplacer le chef de l'État par la voie des armes.
« Jusqu'à présent, il exerce son mandat constitutionnel », a-t-il déclaré, estimant que le président de la République doit poursuivre son travail à la tête du pays.
Au-delà de cette prise de position politique, le gouverneur a évoqué les conséquences des conflits armés qui ont marqué l'histoire de Kisangani. Il a notamment rappelé les guerres dites d'un jour, de trois jours et de six jours, dont les séquelles continuent, selon lui, de peser sur la population. Paulin Lendongolia a déploré que les victimes ne soient pas encore totalement indemnisées, soulignant les pertes humaines et les dégâts subis par la ville.
S'appuyant sur cette mémoire douloureuse, le chef de l'exécutif provincial a dénoncé ce qu'il considère comme une nouvelle menace pour la stabilité du pays. Il a exprimé le rejet de la population de la Tshopo face à l'agression rwandaise, qu'il associe aux actions de Joseph Kabila et de Nangaa. Cette déclaration s'inscrit dans le message porté par les manifestants, qui entendent défendre l'intégrité territoriale et s'opposer à toute tentative de balkanisation de la RDC.
La mobilisation a également été l'occasion pour les autorités provinciales d'interpeller la communauté internationale sur la nécessité de soutenir le processus démocratique congolais. Paulin Lendongolia a rappelé que le pays a organisé plusieurs élections et a appelé au rejet de la loi du plus fort.
« Nous ne sommes pas dans la jungle », a-t-il insisté, affirmant que les différends politiques ne devraient pas être réglés par la violence.
Un geste symbolique a marqué cette manifestation : des jeunes ont transporté à travers les principales artères de Kisangani un cercueil portant l'inscription « Adieu Joseph Kabila ». Cette action visait à exprimer leur rejet de la rébellion attribuée à l'ancien président tout en réaffirmant leur opposition à toute tentative de division du territoire national.