Par Serge Mavungu
Une vaste opération de sécurisation a mobilisé la Police nationale congolaise (PNC), le dimanche 1er novembre 2026, dans trois agglomérations du Haut-Katanga. Menées à Kambove, Likasi et Lubumbashi, ces interventions ont abouti à l'interpellation de plus de 500 personnes et à la récupération de plusieurs armes à feu et de munitions.
C'est dans le territoire de Kambove, particulièrement sur le site de l'entreprise Kambove Mining, que l'intervention a enregistré le plus grand nombre d'interpellations. Les forces de l'ordre y ont ciblé des groupes accusés d'entretenir des activités illégales et de perturber le fonctionnement de l'exploitation minière.
Sur le terrain, le commissaire divisionnaire Blaise Kilimbalimba, commandant provincial de la PNC, a fait état d'une situation caractérisée par l'usurpation des fonctions publiques. D'après ses explications, certains individus se seraient attribué des prérogatives relevant des institutions étatiques, notamment celles de militaires, policiers, magistrats, officiers de police judiciaire et agents de taxation.
« Cet endroit était devenu une république dans une autre », a-t-il affirmé, justifiant l'intervention par la nécessité de rétablir l'autorité de l'État sur ce site.
Le responsable provincial de la police, qui était accompagné du ministre provincial de l'Intérieur et de l'administrateur du territoire de Kambove, a indiqué que les personnes interpellées seraient mises à la disposition des autorités judiciaires pour la suite de la procédure.
Les interventions se sont ensuite étendues à Likasi et à Lubumbashi. Dans la première ville, les policiers ont procédé au démantèlement d'un réseau présumé de brigands, avec de nouvelles arrestations et la saisie d'armes à feu.
À Lubumbashi, une opération de bouclage menée au camp Vangu a permis de découvrir une trentaine d'armes détenues ou en circulation irrégulière, ainsi que des munitions.
Au regard de l'ampleur des opérations, le commandement provincial annonce le maintien d'un dispositif sécuritaire renforcé sur le site minier de Kambove. Cette mesure vise à empêcher la reconstitution des groupes ciblés et à garantir la continuité des activités de l'entreprise dans un environnement sécurisé.
À travers ces interventions, la PNC entend réaffirmer la présence de l'État dans les zones concernées et lutter contre les réseaux qui se substituent illégalement aux services publics.