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Nyiragongo : sept civils tués dans des attaques nocturnes

mer 04/11/2026 - 09:11
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Les rebelles du FRN à nyiragongo [photo d'illustration]
Les rebelles du FRN à nyiragongo [photo d'illustration]

Par la Rédaction

La violence continue de frapper les populations civiles dans le territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu. Sept personnes ont été tuées par balles et une femme blessée lors de plusieurs attaques armées survenues dans la nuit du 2 au 3 novembre 2026, dans le groupement de Mudja. Face à cette nouvelle tragédie, la Coordination territoriale de la Société civile de Nyiragongo dénonce un climat d'insécurité persistant et interpelle les responsables de la sécurité dans cette zone.

Dans un communiqué parvenu à Opinion-info.cd, ce mercredi 4 novembre 2026, la Coordination territoriale de la Société civile, par la voix de son responsable Jean-Claude Mambo Kawaya, rapporte que les attaques se sont déroulées dans deux villages du groupement de Mudja, à des heures différentes, plongeant plusieurs familles dans le deuil.

Selon cette structure citoyenne, la première attaque a été enregistrée vers 21 heures au village de Mukondo. Des hommes armés auraient fait irruption dans une habitation, où ils ont abattu un père de famille. Son épouse a été atteinte par balle au bras. Dans le même village, une autre femme et son mari ont également été tués par balles, précise le communiqué.

Une deuxième attaque a été signalée vers 21 h 30 au village de Bugamba 1, où deux personnes ont été abattues. Trois autres personnes ont également perdu la vie au cours de cette même nuit, portant ainsi à sept le nombre total de civils tués dans le groupement de Mudja. Une femme figure parmi les blessés recensés.

Au-delà de ces assassinats, la Société civile décrit une situation sécuritaire particulièrement préoccupante dans cette partie du territoire de Nyiragongo. Elle évoque notamment des cambriolages nocturnes, des enlèvements, des viols ainsi que d'autres violations répétées des droits humains. Pour cette organisation, ces violences alimentent un climat de peur qui fragilise davantage les communautés locales.

La Coordination territoriale de la Société civile de Nyiragongo attribue une responsabilité majeure à la rébellion M23-FRN/RDF, qui contrôle cette zone, estimant qu'elle ne peut se soustraire à son obligation de protéger les populations placées sous son administration de fait. Elle exige que les responsables des violences, mais également ceux qui les commanditent, les facilitent ou les couvrent, répondent de leurs actes devant la justice.

Dans sa dénonciation, la structure citoyenne insiste sur le caractère inacceptable des violences dirigées contre les habitants. Elle rappelle qu'aucune considération sécuritaire, politique ou militaire ne saurait justifier les assassinats, les enlèvements et les violences sexuelles commis contre des personnes qui ne prennent pas part aux hostilités.

Mercredi 4 novembre 2026 - 09:11