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Beni : James Swan appelle à renforcer le bouclier sécuritaire face aux ADF

jeu 05/11/2026 - 18:52
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Le chef de la MONUSCO James Swan (au centre), aux côtés du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Évariste Somo Kakule, et d’autres responsables militaires et sécuritaires, lors de sa visite à Beni, ce jeudi 5 novembre 2026
Le chef de la MONUSCO James Swan (au centre), aux côtés du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Évariste Somo Kakule, et d’autres responsables militaires et sécuritaires, lors de sa visite à Beni, ce jeudi 5 novembre 2026

Par Gloire Balolage

Après une étape à Goma, marquée notamment par des rencontres avec les dirigeants de la rébellion du FRN, dont Joseph Kabila, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la MONUSCO, James Swan, a poursuivi sa visite dans la province du Nord-Kivu. Ce jeudi 5 novembre 2026, il a été reçu à Beni par le gouverneur militaire, le général-major Évariste Somo Kakule, pour des échanges consacrés aux principaux défis sécuritaires et humanitaires auxquels la région est confrontée.

Au centre de cette rencontre figuraient la dégradation de la situation sécuritaire dans la province, la protection des populations civiles, le renforcement de la coopération entre les forces nationales et la mission onusienne, ainsi que les réponses à apporter aux urgences sanitaires et humanitaires. Une attention particulière a été accordée au territoire de Beni, où les populations continuent de subir les violences des groupes armés, notamment celles attribuées aux ADF.

À l'issue de son entretien avec le gouverneur militaire, James Swan a souligné la nécessité de renforcer les mécanismes de protection des civils face aux menaces persistantes. Il a notamment insisté sur l'importance d'une présence active sur le terrain, de patrouilles régulières, d'une meilleure anticipation des menaces et d'une capacité de réaction rapide lorsque les communautés sont exposées aux attaques.

Le chef de la MONUSCO a également mis en avant l'importance d'une coopération opérationnelle accrue entre la mission onusienne et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la lutte contre les ADF. Selon lui, cette collaboration doit contribuer à améliorer la sécurité des populations, particulièrement dans les zones les plus exposées aux violences des groupes armés.

Au-delà des préoccupations sécuritaires, les discussions ont également porté sur la crise sanitaire liée à l'épidémie d'Ebola. James Swan a rappelé que Beni figure parmi les principaux foyers de cette épidémie, au même titre que Bunia, dans la province de l'Ituri. Cette situation sanitaire vient ainsi alourdir les difficultés auxquelles les populations sont déjà confrontées dans un contexte marqué par l'insécurité et les besoins humanitaires.

Pour le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, l'insécurité ne doit pas devenir un obstacle supplémentaire aux interventions des équipes sanitaires et humanitaires. Il a insisté sur la nécessité de garantir des conditions permettant aux acteurs engagés dans la riposte sanitaire d'accomplir leur travail auprès des communautés affectées, malgré les contraintes sécuritaires persistantes.

Dans cette perspective, James Swan a réaffirmé la disponibilité de la MONUSCO à soutenir les efforts de riposte contre Ebola, dans les limites de son mandat et de ses capacités. Cet appui devra s'inscrire dans une coordination avec les autorités sanitaires congolaises, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autres partenaires concernés, afin de contribuer à la réponse face à cette urgence sanitaire.

Jeudi 5 novembre 2026 - 18:52