Par la Rédaction
Le choléra continue de se propager dans la province du Sud-Kivu, où 307 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’année 2026. Selon le bilan épidémiologique de la Division provinciale de la santé (DPS), 17 796 cas ont été enregistrés sur cette période, avec une présence de la maladie dans 31 des 34 zones de santé de la province.
Pour la seule semaine du 25 au 31 octobre, correspondant à la semaine épidémiologique 44, les autorités sanitaires ont recensé 668 cas suspects et 14 décès. Les personnes touchées proviennent notamment des zones de santé d’Uvira, d’Ibanda, de Kimbi Lulenge, de Kamituga, de Mulungu, de Kalonge et de Kalole.
La comparaison avec la semaine précédente fait apparaître une baisse du nombre de cas suspects, passé de 734 à 668. Cette diminution ne signifie toutefois pas que l’épidémie est maîtrisée, au regard de son étendue géographique et du nombre de décès enregistrés.
La riposte sanitaire reste confrontée à plusieurs difficultés. La DPS signale notamment des ruptures de médicaments et d’autres intrants nécessaires à la prise en charge des malades dans certaines zones de santé. Le retard dans l’acheminement des échantillons vers les laboratoires complique également les analyses et ralentit la prise de décisions sanitaires.
À ces difficultés s’ajoutent le manque de motivation du personnel soignant dans certaines zones touchées ainsi que l’insuffisance, voire l’absence, de sites de chloration de l’eau dans plusieurs zones prioritaires, notamment à Katana, Shabunda, Mulungu et Kalehe.
La situation reste donc préoccupante au Sud-Kivu, où l’extension géographique du choléra et les difficultés d’accès aux moyens de prévention et de prise en charge constituent des obstacles majeurs à la maîtrise de l’épidémie.