Par Patrick Kitoko
Lors d’un meeting populaire organisé samedi 7 mars 2026 à Kasangulu, dans la province du Kongo-Central, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, s’est exprimé ouvertement sur la question d’une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo.
Devant les militants et sympathisants réunis pour l’occasion, le président du parti AVC -Autre Vision du Congo- et autorité morale du regroupement politique AVC-A a évoqué la perspective d’un troisième mandat pour le président de la République, Félix Tshisekedi.
Dans son intervention, Didier Budimbu a interrogé l’assistance sur l’alternative politique en cas de départ du chef de l’État. “Si le président Félix Tshisekedi doit laisser le pouvoir, pour le donner à qui… et pour que celui à qui on le donne en fasse quoi ?”, a-t-il lancé, suscitant des réactions dans la foule.
Le ministre a affirmé que la République démocratique du Congo se dirigeait « tout droit vers un troisième mandat » pour l’actuel président. Toutefois, il a précisé que cette perspective ne relèverait pas d’une ambition personnelle du chef de l’État, mais plutôt d’une éventuelle volonté populaire. Selon lui, si le peuple congolais décidait d’aller dans ce sens, « personne ne s’y opposerait ».
Ces déclarations relancent le débat sur une possible révision de la Constitution en République démocratique du Congo, dont l’actuelle disposition limite le nombre de mandats présidentiels à deux. La question d’un troisième mandat demeure un sujet sensible dans le paysage politique congolais, souvent associé aux tensions politiques et aux débats sur l’alternance démocratique.
Le meeting de Kasangulu intervient dans un contexte où les discussions autour de l’avenir institutionnel du pays et du leadership politique continuent d’alimenter les prises de position au sein de la classe politique et de l’opinion publique.