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Politique internationale : Macron place le bassin du Congo au cœur de la Francophonie, Kinshasa revendique son poids et pousse la candidature de Juliana Amato Lumumba

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Juliana Amato Lumumba, candidate de la RDC au poste de secrétaire générale de l’OIF [photo d’illustration]
Juliana Amato Lumumba, candidate de la RDC au poste de secrétaire générale de l’OIF [photo d’illustration]

Par Prosper Buhuru

La République démocratique du Congo renforce son positionnement au sein de l’espace francophone après les récentes déclarations du président français Emmanuel Macron affirmant que « l’épicentre de la langue française se trouve aujourd'hui dans le bassin du fleuve Congo, et non sur les quais de Seine ».

Cette déclaration, rappelée à l’occasion d’échanges autour de la Francophonie, est perçue par plusieurs acteurs congolais comme la reconnaissance du poids démographique et culturel croissant de la RDC dans le monde francophone.

Avec une population estimée à plus de 100 millions d’habitants, dont une large majorité pratique le français, la RDC est aujourd’hui considérée comme le principal pays francophone au monde en nombre de locuteurs. Pour les soutiens de cette vision, le centre de gravité de la Francophonie se déplace progressivement vers l’Afrique centrale, particulièrement vers le bassin du Congo.

Dans cette dynamique, la candidature de Juliana Amato Lumumba au poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie est présentée comme l’expression d’une nouvelle ambition africaine au sein de l’organisation.

Ses partisans estiment que cette candidature s’appuie sur une légitimité à la fois démographique, historique et culturelle, dans un contexte où la jeunesse africaine représente désormais une part importante de l’avenir de la langue française.

Le plaidoyer en faveur de Juliana Amato Lumumba défend également une Francophonie davantage tournée vers les peuples, la créativité, l’éducation et les enjeux de développement du continent africain.

Les débats autour de la gouvernance de l’OIF interviennent alors que plusieurs pays africains réclament une représentation plus conforme au poids réel du continent dans l’espace francophone mondial.

Lundi 11 mai 2026 - 11:16