Hydrocarbures : Didier Budimbu rassure sur les solutions urgentes face aux difficultés de ravitaillement en produits pétroliers

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Le ministre Didier Budimbu lors d'une visite d'inspection
Le ministre Didier Budimbu lors d'une visite d'inspection

Par la rédaction

Le ministre des hydrocarbures, Didier Budimbu annonce que son ministère travaille d'arrache-pied pour apporter les solutions aux difficultés de ravitaillement des produits pétroliers observées à Kinshasa, au Maniema et dans le Haut- Katanga. De ce fait, Didier Budimbu indique que son ministère veut doter Sonahydro des moyens appropriés afin de couvrir toute la République et assurer un ravitaillement optimal en carburant.

Didier Budimbu tient à informer la population congolaise que pour ce qui est de Kinshasa, l'entreprise spécialisée dans logistique pétrolière assurant principalement le transport et le stockage des produits pétroliers, Sep-Congo, ravitaillant la plupart des sociétés de distribution de la voie ouest, est en proie à quelques problèmes techniques consécutifs à la vétusté 

de son charroi automobile. Ce qui bien évidemment explique cet état des faits. Un certain nombre de stations-services de Kinshasa, étant dépourvues d'infrastructures à même de recevoir les camions citernes de 40 m3.

Ceux de moindre capacité livrent partiellement. Raison pour laquelle certains points de vente sont tantôt à court d’essence, tantôt de gas-oil. S’agissant des indépendants, le service de communication de son Excellence Monsieur le Ministre des Hydrocarbures tient à signaler qu'un bon nombre ont abandonné les stations en laissant quasiment en jachère leurs installations. 

" Nous tenons à confirmer qu'il n'est nullement question de pénurie dans la ville de Kinshasa mais plutôt de quelques ennuis mineurs de logistique occasionnant parfois des retards dans la mise en place ", peut-on lire dans la note de la cellule de communication.

Dans la province du Haut-Katanga, le vendredi 14 janvier 2022, très tôt le matin, à Lubumbashi, il a éte constaté une rareté du carburant dans les stations-service.

Selon le rapport transmis au Ministre des Hydrocarbures par le chef de division provinciale du Lualaba, la relative pénurie observée est plutôt artificielle et s’explique par le fait que les marketeurs locaux recourent à une sorte de rationnement. " Ils ouvrent à 5 h du matin pour suspendre deux heures plus tard avant de rouvrir à la mi-journée (entre midi et 13 h), avec la même fréquence."

Aussi les opérateurs pétroliers mettent-ils en avant l'importance de la dette en cours d’apurement vis-à-vis de la DGDA. Cette dernière imposant le paiement cash, compte tenu de la fiscalité et de la parafiscalité inscrite dans la structure des prix, avant tout enlèvement des produits.

A ce niveau-là, la DGDA semble ne pas appliquer les résolutions des travaux de Lubumbashi conduits par le Ministre des Hydrocarbures dernièrement.

Selon le chef de division provinciale des Hydrocarbures, c'est en somme une sorte de chantage à l'endroit du gouvernement auprès de qui ils exigent le paiement du manque à gagner et des pertes cumulées, d'après eux, sur plusieurs années.

Dans le même temps, ils réclament, avec une certaine pression, une révision des prix à la pompe.

A en croire toujours le représentant du ministre des Hydrocarbures, il semble également que, contrairement au code douanier, les camions venant de l'étranger seraient interdits de livrer leurs produits au-delà de la ville de Lubumbashi.

Le Ministre des Hydrocarbures s'est engagé avec toute son équipe à trouver, au plus vite, une solution à la situation.

Au niveau du Maniema, le Ministre des Hydrocarbures a dépêché une délégation pour examiner la question de la pénurie des carburants dans cette province ayant entrainé une hausse vertigineuse du prix à la pompe.

A cet effet, cette délégation a pris langue avec les opérateurs pétroliers en vue de trouver un accommodement. Elle a fait savoir que le litre d'essence en temps normal revient à 3 600 francs congolais et suite à cette pénurie, il est passé du simple au double, se négociant jusqu'à 7 000 FC. Contrairement aux informations qui circulaient sur les réseaux sociaux laissant entendre qu'il s'écoule à 13 000 francs à Kindu, chef lieu du Maniema.

Au terme des négociations, la délégation a réussi à faire fléchir ce prix à 5 500 francs.