RDC : La CENAREF et l'ARCA intensifient leur lutte contre l'argent sale, le financement du terrorisme et le blanchiment des capitaux ! 

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De gauche à droite, le Coordonnateur de la CENAREF et le DG de l'ARCA
De gauche à droite, le Coordonnateur de la CENAREF et le DG de l'ARCA.

Par la Rédaction

La CENAREF -Cellule nationale de renseignement financier- et l’ARCA -Autorité de régulation et des contrôles des assurances- s'engagent à intensifier la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Ces deux structures, auxquelles s’ajoute la BCC -Banque centrale du Congo-, sont, selon les prescrits de la loi portant la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, des autorités de supervision des différents secteurs financiers et non financiers.

Dans le cadre de sa mission de sensibilisation, le secrétaire exécutif de la Cenaref a,en date du 26 décembre 2023, au cours d’une communication, souligné que « les institutions financières, en général, (le secteur bancaire, de la micro- finance, les sociétés de transferts de fonds) présentent des risques importants de blanchiment des capitaux et de financement de terrorisme. Risques dûs principalement à l’utilisation importante du cash et à des défaillances dans les mécanismes de contrôle».

Il a également, dans le même ordre d’idées, fait mention « du secteur des assurances, secteur hautement financier, qui, bien que doté d’un Code règlementaire, ne fait pas exception, parce que renfermant des risques de blanchiment de capitaux ».

CENAREF, BCC et ARCA, unies pour un seul combat !

De gauche à droite, le Coordonnateur de la CENAREF et le DG de l'ARCA

En 2021, le GABAC -Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale avait fait une évaluation des dispositifs anti blanchiment de la RDC.

A l’issue de cette évaluation, le GABAC a constaté que ces dispositifs n’étaient pas conformes aux standards internationaux, et que la RDC était considérée comme pays à risque, en matière de blanchiment des capitaux. Voilà pourquoi, en octobre 2022, le GAFI -Groupe d’action financière- a placé la RDC sur la liste des pays sous surveillance renforcée, appelée liste grise. Du coup, un plan d’actions a été convenu entre la RDC et cette institution internationale. C’est dans le cadre de l’exécution de ce plan d’actions, que la Cenaref, pour les entreprises et professions non financières désignées, la BCC, pour le secteur bancaire et les établissements des crédits et pour le secteur des assurances, l’Arca, collaborent étroitement, pour sortir le pays de cette situation.

La CENAREF ne peut «blacklister» l’ARCA

Par ailleurs, le Gouvernement a pris l’engagement d’accompagner ces structures, et une task force pilotée par la Cenaref a été mise en place avec différentes structures dont l’Arca. Toutes sont mises à contribution efficacement .

Pour revenir encore à l’Arca, celle-ci a déjà mis sur pied et proposé pour le secteur des assurances, une feuille de route qui reprend cinq axes majeurs, notamment :

Le règlement pour la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ; l'unité en interne dédiée ainsi que les outils devant permettre la gestion efficace et efficiente de cette question de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ; un programme de vulgarisation et de formation ; des mécanismes de contrôle et de sanction qui, eux, n’entreront en vigueur qu’en 2025 pour le secteur des assurances.

Ainsi donc, contrairement aux allégations d’une certaine presse, la Cenaref n'a nullement le pouvoir de « blacklister » l’Arca.

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Vendredi 12 janvier 2024 - 13:13