Par Prosper Buhuru
La Secrétaire générale adjointe des Nations unies aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, Rosemary DiCarlo, a affirmé, jeudi 5 mars 2026, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, que l’exploitation illégale des ressources minières continue d’alimenter les violences dans l’est de la République démocratique du Congo.
Lors d’une réunion consacrée aux liens entre énergie, minerais critiques et sécurité internationale, la responsable onusienne a indiqué que le contrôle des zones riches en minerais constitue l’un des principaux moteurs de la violence dans cette partie du pays.
Selon les informations évoquées devant le Conseil, la coalition M23-AFC tirerait plus d’un million de dollars par mois de l’exploitation et de la contrebande de minerais, depuis le début de la crise actuelle.
Cette situation illustre, selon l’ONU, le rôle que peuvent jouer les ressources naturelles dans l’alimentation des économies de guerre. Lorsque l’exploitation minière n’est pas correctement encadrée, elle peut affaiblir les institutions publiques, favoriser les circuits illicites et contribuer au financement d’acteurs armés.
Face à cette réalité, les opérations de maintien de la paix des Nations unies travaillent avec les autorités congolaises et les partenaires régionaux, afin de réduire l’influence des groupes armés sur les zones minières et perturber les chaînes d’approvisionnement illégales.
Le Conseil de sécurité a, d’ailleurs, déjà mis en place des régimes de sanctions visant à lutter contre l’exploitation illicite des ressources naturelles dans plusieurs contextes de conflit, notamment en République démocratique du Congo.
Pour l’ONU, la stabilisation durable de l’est du pays passe également par une meilleure gouvernance des ressources naturelles et par des mécanismes renforcés de traçabilité des minerais.