Par Prosper Buhuru
Les finances publiques de la République démocratique du Congo ont enregistré, au cours du mois de février 2026, un niveau de recettes de 1.649 milliards de francs congolais, selon la situation des opérations financières de l’État publiée, le 12 mars, par la Banque centrale du Congo.
Les données présentées dans la note de conjoncture économique montrent que l’essentiel des ressources mobilisées provient des impôts collectés par la Direction Générale des Impôts (DGI). Cette régie financière a généré à elle seule 792,3 milliards de francs congolais, issus principalement des impôts directs et indirects.
La Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) arrive en deuxième position avec 590,9 milliards de francs congolais provenant des droits de douane et des accises perçus sur les échanges commerciaux.
Pour sa part, la Direction Générale des recettes administratives, domaniales et de participation a mobilisé 265,9 milliards de francs congolais au titre des recettes administratives, domaniales et de participation.
Cependant, les décaissements de l’État ont dépassé le niveau des recettes sur la même période. Les dépenses publiques se sont élevées à 1.998,9 milliards de francs congolais, selon les mêmes données de la Banque centrale.
La plus grande partie de ces dépenses a été consacrée à la rémunération des agents et fonctionnaires publics. Le paiement des salaires a représenté 1.075,7 milliards de francs congolais, soit la principale charge du budget de l’État. Les frais financiers liés notamment au service de la dette ont, quant à eux, atteint 30,3 milliards de francs congolais.
Les premiers jours du mois de mars traduisent également un déséquilibre entre les entrées et les sorties de fonds publics. Entre le 1er et le 5 mars 2026, les régies financières ont mobilisé 132,3 milliards de francs congolais de recettes, alors que les dépenses publiques ont atteint 416,1 milliards de francs congolais sur la même période.
Ces chiffres illustrent la pression persistante sur les finances publiques, dans un contexte où l’État continue de faire face à des charges budgétaires élevées.