Par Gloire Balolage
Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a exprimé la reconnaissance du gouvernement et du peuple congolais envers les partenaires internationaux pour leur soutien dans la gestion de la crise liée à l’épidémie d’Ebola. Il a rappelé que la République démocratique du Congo fait face à cette maladie pour la 17ᵉ fois, soulignant l’expérience et la capacité des équipes nationales à répondre efficacement à ce type de crise.
Du 25 au 29 mai 2026, la ville de Brazzaville accueille les 61ᵉ Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), couplées à la 52ᵉ Assemblée du Fonds africain de développement. Ces rencontres réunissent les ministres des Finances et les gouverneurs des 81 pays membres.
Dans son intervention, l’argentier rd-congolais a également insisté sur la coordination régionale mise en place, notamment entre la RDC et l’Ouganda, afin de renforcer la riposte commune face à l’épidémie. Il a assuré les partenaires que le pays reste engagé dans une gestion structurée de la crise, avec une mobilisation continue des ressources publiques et un leadership affirmé dans la réponse sanitaire.
Sur le plan financier, Doudou Fwamba a indiqué que la RDC a déjà engagé des efforts importants pour faire face à la crise sanitaire, notamment avec un décaissement de 20 millions de dollars et la préparation de financements additionnels estimés à plus de 30 millions de dollars américains. Il a souligné la nécessité de maintenir cette dynamique malgré les contraintes budgétaires.
Le ministre Fwamba a, par ailleurs, rappelé que la situation sécuritaire dans l’est du pays constitue un défi supplémentaire, rendant encore plus complexe la gestion des urgences sanitaires et économiques. Il a insisté sur la nécessité d’un appui renforcé des partenaires internationaux pour accompagner ces efforts.
En marge des travaux, la délégation congolaise multiplie les échanges avec plusieurs responsables africains et dirigeants de la BAD. Les discussions portent notamment sur les perspectives économiques de la RDC et les mécanismes de financement des projets structurants.
Enfin, cette participation aux Assemblées annuelles constitue une opportunité stratégique pour la RDC de mettre en avant ses priorités nationales, notamment la mobilisation accrue des ressources internes, la poursuite des réformes des finances publiques et le financement des secteurs clés comme l’énergie, les infrastructures de transport et l’agriculture.