Breaking News

Marchés internationaux : le FMI félicite la RDC pour son Eurobond de 1,25 milliard USD

Catégorie
Image
Poignée des mains entre le Directeur général adjoint du FMI et Doudou Fwamba,  ministre des Finances en RDC
Poignée des mains entre le Directeur général adjoint du FMI et Doudou Fwamba, ministre des Finances en RDC

Par Serge Mavungu

Washington a parlé. Le Fonds monétaire international a salué, jeudi 16 avril 2026, la première incursion réussie de la RDC sur les marchés financiers mondiaux. Un Eurobond de 1,25 milliard USD placé à des conditions jugées favorables, malgré un climat géopolitique tendu.

L’annonce est tombée lors d’un tête-à-tête entre le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, le Gouverneur de la BCC et le Directeur général adjoint du FMI, Kenji Okamura. Le tout, en marge des Assemblées de printemps FMI-Banque mondiale.

Pour le FMI, cette entrée historique valide le cap des réformes tenues par Kinshasa. Même sous pression d’un « choc d’offre » mondial et du conflit en Iran, la RDC avance. L’institution de Bretton Woods salue l’engagement et pousse à garder une gouvernance stricte des fonds levés.

Côté congolais, le message est clair : l’argent ira aux investissements structurants. Gestion prudente, transparence, impact direct pour la population. Le ministre a rappelé les mesures déjà prises face à la flambée du pétrole : ajustement des prix à la pompe et fin des subventions carburants pour le secteur minier. Objectif, justice économique et efficacité budgétaire.

Politiquement, le signal est fort. La vision portée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi et exécutée par le Gouvernement de la Première Ministre trouve ici une validation internationale. La RDC veut s’installer dans la cour des emprunteurs crédibles.

Doudou Fwamba a insisté : l’Eurobond ne menace pas la soutenabilité de la dette. L’opération reste alignée sur la discipline budgétaire promise aux partenaires.

Au final, plus qu’un succès technique, c’est un pari de crédibilité. Kinshasa cherche à ancrer la confiance, verrouiller sa trajectoire de réformes et prouver que la stabilité macroéconomique n’est plus un slogan.

Vendredi 17 avril 2026 - 12:56