Par Serge Mavungu
La poursuite des projets de développement dans l’Est de la République démocratique du Congo reste fortement contrainte par la dégradation du contexte sécuritaire. C’est l’un des points principaux abordés lors du Conseil des ministres tenu vendredi dernier sous la présidence du chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Au cœur des échanges figure le secteur du Commerce extérieur, où plusieurs projets financés par la Banque mondiale connaissent des perturbations majeures. En cause, la situation sécuritaire persistante dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, zones principales d’exécution du Projet de Facilitation du Commerce et d’Intégration dans la Région des Grands Lacs (PFCIGL).
Ce programme, d’une durée de cinq ans et demi (février 2023 – juin 2028), vise à renforcer les échanges commerciaux et l’intégration économique dans la région des Grands Lacs. Mais son déploiement est aujourd’hui sérieusement affecté par l’occupation de certaines zones, attribuée par les autorités congolaises à la coalition AFC/M23 soutenue par le Rwanda.
Selon la note présentée au Conseil, plusieurs activités ont été suspendues ou annulées, tandis que certains contrats restent sous menace d’interruption. D’autres projets, initialement stoppés, ont toutefois pu être réajustés et relancés grâce à des mesures correctives.
Face à ces difficultés, le gouvernement congolais engage des discussions avec la Banque mondiale afin d’adapter les modalités d’exécution du projet et de limiter les pertes financières liées à ces perturbations sécuritaires.
Le Conseil a pris acte de cette situation, qui illustre les défis persistants de mise en œuvre des projets de développement dans les zones en conflit.