Lutte contre le blanchiment et financement du terrorisme : La RDC réalise un sans-faute en mettant en œuvre 100 % des actions recommandées par le GAFI

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De gauche à droite : le ministre des Finances Doudou Fwamba, le président Félix Tshisekedi et la Première ministre Judith Suminwa [photo d’illustration d’illustration]
De gauche à droite : le ministre des Finances Doudou Fwamba, le président Félix Tshisekedi et la Première ministre Judith Suminwa [photo d’illustration d’illustration]

Par Prosper Buhuru

La République démocratique du Congo affirme avoir achevé la mise en œuvre des 23 actions inscrites dans son plan d’action avec le Groupe d’action financière (GAFI). L’annonce, relayée par le ministère des Finances, ce mercredi 9 septembre 2026, marque une nouvelle étape dans le processus de renforcement du dispositif congolais de lutte contre les flux financiers illicites.

Le rythme d’exécution des réformes s’est particulièrement accéléré depuis juin 2024. À cette échéance, seules cinq recommandations avaient été mises en œuvre. Dix-huit autres l’ont été au cours des mois suivants, permettant aux autorités d’atteindre un niveau d’exécution complet, soit 23 actions sur 23.

Derrière ce bilan se joue un enjeu qui dépasse la seule conformité technique. Le dispositif du GAFI constitue, en effet, un élément déterminant dans l’évaluation du niveau de risque présenté par le système financier d’un pays. Pour la RDC, l’objectif est notamment de restaurer la confiance dans ses mécanismes de prévention et de contrôle des opérations financières.

Le GAFI fixe des standards internationaux destinés à prévenir et combattre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme ainsi que le financement de la prolifération des armes de destruction massive. La mise en conformité avec ces exigences constitue donc un chantier institutionnel ayant des implications directes sur les relations financières internationales du pays.

L'achèvement des actions recommandées ouvre ainsi une perspective importante : celle d’une éventuelle sortie de la RDC de la liste grise du GAFI. Cette évolution ne dépend toutefois pas uniquement de l’annonce de la mise en œuvre des mesures. Elle doit également être appréciée et validée dans le cadre du processus d’évaluation du GAFI.

Pour les autorités congolaises, l’enjeu est considérable. Une amélioration de la conformité pourrait contribuer à réduire la perception du risque lié aux transactions avec la RDC, à renforcer la confiance des investisseurs et des partenaires financiers et à faciliter certaines relations avec le système financier international.

Le ministère des Finances présente cette progression comme le résultat des réformes engagées sous l’impulsion du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et conduites au niveau de l’administration financière.

La prochaine étape sera donc déterminante : transformer l’achèvement annoncé des 23 actions en une amélioration durable du cadre de lutte contre les flux financiers illicites et, à terme, obtenir la reconnaissance internationale permettant à la RDC de tourner la page de la liste grise.

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Mercredi 9 septembre 2026 - 09:44