Par Serge Mavungu
Le Gouvernement congolais entend accélérer la mise en application des dispositions réservant le petit commerce et le commerce de détail aux ressortissants congolais. Une phase d’information et de sensibilisation est prévue jusqu’au 30 septembre 2026, avant le lancement des contrôles et l’application des mesures prévues par la loi.
Cette orientation a été présentée par le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, lors de la réunion du Conseil des ministres du 11 septembre 2026, consacrée notamment à la réforme du petit commerce et du commerce de détail.
À Kinshasa, le ministère de l’Économie nationale a déjà engagé plusieurs actions préparatoires. Une plateforme numérique dédiée a notamment été mise en place pour accompagner le processus, avec la délivrance d’avis de non-objection aux opérateurs concernés.
Les opérations d’identification ont également permis de recenser et de géolocaliser 2 689 opérateurs économiques à Kinshasa, représentant 67 nationalités. Le Gouvernement a, par ailleurs, obtenu l’appui de la Police nationale congolaise pour accompagner les opérations sur le terrain.
Jusqu’au 30 septembre, l’accent sera mis sur la sensibilisation. Celle-ci concerne les opérateurs économiques, les organisations professionnelles, les communautés étrangères ainsi que leurs représentations diplomatiques.
Pour le Gouvernement, cette période doit permettre à tous les acteurs concernés de prendre connaissance des dispositions en vigueur et, le cas échéant, de se mettre en conformité. L’objectif affiché est d’éviter que des opérateurs puissent invoquer une méconnaissance de la réglementation.
À partir du 1er octobre, les services compétents devraient passer à la phase de contrôle. Les mesures coercitives prévues par les textes seront alors appliquées aux opérateurs qui ne se conformeront pas aux dispositions encadrant le petit commerce et le commerce de détail.
Le vice-Premier ministre de l’Économie nationale a insisté sur la nécessité d’une application méthodique, équitable et effective de la réglementation, tout en accordant aux différents acteurs le temps nécessaire pour se conformer aux exigences légales.
Cette réforme constitue un dossier particulièrement sensible à Kinshasa, où de nombreux commerces de proximité et établissements de détail sont exploités par des ressortissants étrangers.
À travers cette démarche, le Gouvernement entend ainsi faire respecter le principe selon lequel le petit commerce est réservé aux Congolais, tout en privilégiant dans un premier temps l’information et la mise en conformité avant le recours aux mesures coercitives.