Par la Rédaction
Une citoyenne de Butembo, Arlette Maghulu, dénonce des tracasseries présumées imputées à la brigade de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) dans cette ville commerciale de la province duNord-Kivu. Dans une déclaration rendue publique, ce lundi 2 novembre 2026, elle accuse certains agents de procéder à des saisies et à la rétention de marchandises sans présenter systématiquement aux propriétaires les procès-verbaux et les documents officiels justifiant ces opérations.
Selon cette habitante de Butembo, plusieurs opérateurs économiques du Nord-Kivu se plaignent de ces pratiques, alors que certains d'entre eux affirment disposer de conventions douanières et être en règle avec leurs obligations. Elle demande ainsi que les motifs des saisies soient clairement communiqués aux personnes concernées et que les procédures légales soient respectées.
Arlette Maghulu précise que sa démarche ne vise pas à s'opposer aux missions de contrôle de la DGDA, mais plutôt à exiger une administration douanière transparente, équitable et respectueuse des textes en vigueur.
Elle estime que les difficultés économiques et sécuritaires auxquelles fait face le Nord-Kivu rendent nécessaire un traitement rigoureux et légal des opérateurs économiques. Selon elle, les pratiques dénoncées risquent d'accentuer les difficultés du secteur commercial et d'avoir des répercussions sur les prix des biens et les conditions de vie de la population.
Dans sa déclaration, elle invoque notamment les articles 58, 60 et 61 de la Constitution de la République démocratique du Congo, ainsi que les dispositions du Code des douanes. Elle appelle les responsables de l'administration publique à respecter les droits des citoyens et les procédures prévues par la loi.
Face à cette situation, Arlette Maghulu demande à la direction générale de la DGDA, à Kinshasa, d'ouvrir une enquête indépendante afin de vérifier la régularité des saisies dénoncées, de faire restituer les marchandises qui auraient été retenues irrégulièrement et de sanctionner les éventuelles responsabilités établies.
Elle interpelle également le ministre des Finances pour qu'il ordonne une enquête administrative sur les pratiques mises en cause au sein de la brigade de la DGDA à Butembo. Elle invite le ministre du Commerce extérieur à collaborer avec son collègue des Finances afin de trouver des mesures susceptibles de soulager les opérateurs économiques et la population. Les députés nationaux sont, eux aussi, appelés à assurer le suivi de ce dossier.
Pour Arlette Maghulu, le respect des institutions ne doit pas empêcher de dénoncer d'éventuels abus. Elle insiste sur la nécessité de garantir aux opérateurs économiques la transparence, la justice et le respect des procédures douanières.